Selon Ayrault, défendre l'exception culturelle "n'a rien de réactionnaire"

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le 17 juin 2013 au Salon du Bourget [PHILIPPE WOJAZER / POOL/Pool/AFP] Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le 17 juin 2013 au Salon du Bourget [PHILIPPE WOJAZER / POOL/Pool/AFP]

Jean-Marc Ayrault a répliqué mardi à l'Assemblée au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, en assurant que défendre l'exception culturelle dans le cadre d'un traité commercial avec les Etats-Unis n'avait "rien de réactionnaire" mais témoignait au contraire d'une "ouverture aux cultures du monde".

Dans un entretien publié lundi par l'International Herald Tribune, M. Barroso a violemment critiqué la volonté française d'exclure le secteur audiovisuel du mandat de négociations commerciales de la Commission avec les États-Unis, qualifiant cette attitude de "réactionnaire".

"La France n'est pas isolée contrairement à ce que on a pu lire ici ou là", a déclaré le Premier ministre en réponse à Seybah Dagoma (PS) qui l'interrogeait lors de la séance des questions à l'Assemblée. "Elle s'est battue avec conviction et a emporté l'adhésion", a-t-il ajouté.

Selon lui, "il appartient désormais à la Commission et à son président de mettre en oeuvre ce qui a été décidé à l'unanimité par le conseil européen et rien d'autre".

"On dit qu'un mandat (de négociation) peut être revu", a-t-il enchaîné. "Bien sûr cela peut être discuté en cours de négociation mais toute évolution devra être prise dans les mêmes conditions politiques", a averti M. Ayrault, assurant que Paris "maintiendrait toujours la même position, la préservation de l'exception culturelle".

"Il ne s'agit pas d'avoir peur, ça n'a rien de réactionnaire, c'est le contraire, l'ouverture aux cultures du monde!", a fait valoir M. Ayrault.

Le mandat donné par le conseil européen "s'impose à tous, aux membres de la Commission, au président, aux commissaires", a-t-il conclu.

François Hollande avait indiqué lundi s'être expliqué avec José Manuel Barroso, après la polémique provoquée par les critiques de ce dernier sur la volonté française d'exclure le secteur audiovisuel des négociations commerciales avec les États-Unis.

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