Aubry réaffirme son opposition au travail le dimanche

La maire de Lille, Martine Aubry, au marché de Noël de "sa" ville, le 23 novembre 2013 [Philippe Huguen / AFP/Archives] La maire de Lille, Martine Aubry, au marché de Noël de "sa" ville, le 23 novembre 2013 [Philippe Huguen / AFP/Archives]

Martine Aubry a prévenu dimanche, devant ses partisans réunis à huis clos à Paris, que la législation actuelle sur le travail du dimanche était une "digue qui ne doit pas reculer", selon des propos rapportés par ses proches.

La maire de Lille s'exprimait à l'occasion du lancement de son association, intitulée "Renaissance", sorte de laboratoire d'idées rassemblant des parlementaires proches d'elle, tels que Jean-Marc Germain, Christian Paul, Laurence Rossignol, mais aussi des intellectuels et personnalités de la société civile comme l'économiste Daniel Cohen, le sociologue Michel Wieviorka ou le généticien Axel Kahn.

"Elle a dit avec beaucoup de détermination son opposition à toute extension de l'autorisation de travailler le dimanche", a déclaré à l'AFP M. Paul.

Lundi, l'ex-patron de La Poste Jean-Paul Bailly remet au gouvernement son rapport très attendu sur l'épineux dossier du travail dominical.

Le repos dominical est "une digue qui ne doit pas reculer", a-t-elle encore ajouté, selon plusieurs participants s'exprimant sur Twitter.

"Si on passe les bornes et on choisit la consommation plutôt que la famille, je m'exprimerai", a encore lancé la maire de Lille selon un tweet de Mme Rossignol.

"Renaissance" est une association loi 1901, présidée par Mme Aubry dont le secrétaire général est Jean-Marc Germain, a affirmé à l'AFP M. Paul, précisant que de premières adhésions avaient été enregistrées ce dimanche. "Ce n'est pas un club, ni un think tank mais une coopérative d'idées et d'actions où chacun vient produire et contribuer", a-t-il dit.

Mme Aubry avait publié cet été une tribune dans Le Monde dans laquelle elle prônait cinq "renaissances", notamment industrielle, européenne et culturelle.

À suivre aussi

Le prix du timbre rouge passera de 1,05 à 1,16 euro au 1er janvier 2020. Celui du timbre vert augmentera de 0,88 à 0,97 euro.
consommation La Poste annonce un nouvelle hausse des prix des timbres rouges et verts de 10% en 2020
Gouvernement Gaspillage : la destruction des produits non alimentaires invendus va être interdite
Emploi Carrefour : l'Etat sera «très vigilant» sur le plan annoncé pour les salariés, prévient Le Maire

Ailleurs sur le web

Derniers articles