Marielle de Sarnez : "Il faut vraiment que ça change"

Marielle de Sarnez. [THOMAS SAMSON / AFP]

En décembre dernier, l’UMP, le Modem et l’UDI concluaient, après des mois de négociations, un accord pour présenter des "listes de rassemblement" dès le premier tour des municipales dans tous les arrondissements de Paris, sauf le 20e où un différend subsiste. Marielle de Sarnez, chef de file du Modem dans la capitale, eurodéputée et candidate sur les listes du maire-sortant UMP du 6e arrondissement, réaffirme que l’union est la seule stratégie possible et appelle à un vrai renouvellement dans la capitale. 

 

Êtes-vous en accord avec la lettre aux Parisiens de NKM ?

Le texte de cette lettre est profondément vrai et juste. C’est un message très personnel qui parle de son histoire intime avec Paris, et surtout de sa vision et de son projet pour notre ville. Nous faisons la même analyse des préoccupations des Parisiens et des solutions à apporter. Durant la deuxième mandature de Bertrand Delanoë, il y a eu trop de rendez-vous manqués. Il faut vraiment que ça change.

 

Quelles sont les conséquences des dissidences dans la campagne ?

Diviser, c’est empêcher le changement. Rassembler, c’est le rendre possible. La capitale a besoin de retrouver une nouvelle énergie, une capacité à faire, à agir ensemble sur tous les grands sujets qui préoccupent ses habitants. Pour mettre toutes nos forces au service des Parisiens, il faut le rassemblement. Nous avons fait ce choix au centre, et j’en suis très heureuse. Les dissidences, ce sont des questions de personnes, pas de projet. Je suis sûre que cela ne sera pas suivi par les Parisiens.

 

Les derniers sondages donnent Anne Hidalgo (PS)  en tête, restez-vous confiante ?

NKM a toutes les qualités pour être demain en charge de l’avenir de notre ville. Elle a l’énergie, l’intelligence, la sensibilité, une capacité à rassembler, et à faire équipe. Elle défend un projet pour Paris, qui est à la fois ambitieux et humain. Elle s’est affranchie des habitudes politiciennes. Pour moi, c’est la garantie que la ville sera dans de bonnes mains !  

 

Députée européenne, vous avez déclaré que, si vous êtes élue conseillère de Paris,  vous ne prendrez "aucune fonction". Pouvez-vous préciser ?

Je serai une élue au service de Paris. Je n’occuperai aucune fonction exécutive (fonction de Maire adjoint ou Présidence). Et je défendrai les intérêts de la capitale et de sa région au Parlement européen.

 

Les élections européennes approchent (25 mai). Ne risquent-elles pas d’être un peu éclipsées par les municipales ?

Il y a un vrai risque de télescopage car la campagne sera très courte en raison du calendrier. Pourtant l’enjeu est décisif.

 

Malgré l’importance des décisions prises par le Parlement européen, ces élections connaissent souvent un désamour. Comment l’expliquez-vous ?

Les gouvernements ont pris depuis longtemps la très mauvaise habitude de faire de l’Europe le responsable de tous nos problèmes. Il faut que ça change. Si nous voulons peser dans le monde de demain, et sauvegarder notre mode de vie, notre modèle social, nos valeurs, nous avons besoin d’Europe. Unis, nous serons plus forts dans un monde en grande évolution. Mais il faut que l’Europe change son fonctionnement, qu’elle devienne démocratique, pour que les citoyens s’y retrouvent. C’est comme cela que nous recréerons la confiance.   

 

Exclusif : la lettre de NKM à tous les Parisiens

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