Hollande pointe à son tour un risque de déflation en Europe

Le président de la République François Hollande au ministère des Affaires étrangères à Paris le 26 juillet 2014 [Philippe Wojazer / POOL/AFP/Archives] Le président de la République François Hollande au ministère des Affaires étrangères à Paris le 26 juillet 2014 [Philippe Wojazer / POOL/AFP/Archives]

Le président François Hollande pointe un "vrai risque déflationniste en Europe", dans des propos tenus au Monde dimanche et publiés lundi par ce quotidien.

"Il y a un vrai risque déflationniste en Europe: en France, l'inflation n'a jamais été aussi basse", déclare le chef de l'Etat.

"Or, si une faible croissance pèse sur les rentrées fiscales, une faible inflation a également des conséquences budgétaires négatives sur les recettes comme sur la dette.Beaucoup va dépendre du niveau de l'euro qui a baissé ces derniers jours mais encore trop peu. La Bundesbank est consciente du problème, comme le montre son souhait de voir les salaires augmenter en Allemagne de 3 %. Quant à la Banque centrale européenne, elle doit prendre toutes les mesures nécessaires pour injecter des liquidités dans l'économie. Je sais qu'elle y réfléchit", poursuit François Hollande.

Son Premier ministre Manuel Valls s'était lui aussi inquiété vendredi, à la sortie d'un séminaire gouvernemental à l'Elysée, d'un "risque de déflation réel" car "au niveau européen, la croissance et l'inflation sont en retrait par rapport à ce que nous pouvions attendre".

François Hollande déclare aussi qu'il attend de l'Allemagne "un soutien plus ferme à la croissance". "Ses excédents commerciaux et sa situation financière lui permettent d'investir davantage. C'est le meilleur service que l'Allemagne peut rendre à la France et à l'Europe".

M. Hollande souhaite par ailleurs que Berlin s'engage plus fortement à l'international. "La France a toutes les raisons de souhaiter une Allemagne plus présente sur la scène mondiale", dit-il au Monde. "Nous n'avons pas vocation à agir seuls. Je suis favorable à un partage de la responsabilité sur le plan politique, militaire et budgétaire".

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