Proche-Orient: "La France doit faire entendre plus fort sa voix" (Juppé)

Le maire de Bordeaux Alain Juppé à Paris le 8 juillet 2014 [Kenzo Tribouillard / AFP/Archives] Le maire de Bordeaux Alain Juppé à Paris le 8 juillet 2014 [Kenzo Tribouillard / AFP/Archives]

L'ancien chef de la diplomatie française, Alain Juppé, membre du trio à la tête de l'UMP, a estimé vendredi que la France, tout comme l'Europe, devait "faire entendre plus fort sa voix" dans les crises au Proche-Orient, à Gaza et en Irak.

"La France doit faire entendre plus fort sa voix. Elle doit remuer les Européens pour qu’ils s’engagent dans toute initiative collective visant à pousser le gouvernement d’Israël et le Hamas à sortir de l’impasse où ils se sont mis", écrit le maire de Bordeaux dans un billet diffusé sur son blog.

Alain Juppé appelle aussi la France et l'Europe à "s'associer à la lutte contre la folie du fanatisme jihadiste qui finira par nous atteindre si nous contemplons sans réagir le génocide des chrétiens d’Orient". "Génocide: extermination physique, intentionnelle et programmée d'un groupe ou d'une partie d'un groupe en raison de ses origines ethniques, religieuses ou sociales. Nous y sommes", ajoute-t-il.

Tout en reconnaissant la difficulté pour "un simple responsable de l’opposition qui ne dispose ni des informations ni des moyens du pouvoir d'aller plus en détail dans la définition d'un plan d’action", l'ancien ministre des Affaires étrangères et ancien Premier ministre estime de son "devoir" de "pousser ce cri pour rassembler tous ceux qui sont prêts à soutenir une initiative française et, si l’Europe a encore un sens, européenne".

"Je sais, par expérience, combien ces crises sont complexes et combien sont minces les possibilités d’action des démocraties. Mais si ténues soient-elles, nous ne devons en laisser échapper aucune, au risque du déshonneur", écrit Alain Juppé, pour lequel, "l'effacement de la France et de l'Europe sur la scène internationale est tout simplement honteux".

A Gaza, l'opération "Bordure protectrice" déclenchée le 8 juillet par Israël pour faire cesser les tirs de roquettes du Hamas contre son territoire a tué 1.890 Palestiniens, selon le ministère palestinien de la Santé. Côté israélien, 64 soldats et trois civils ont péri.

Concernant l'Irak, Paris s'est dit prêt jeudi à apporter un "soutien" aux forces engagées dans le combat contre les jihadistes de l'Etat islamique (EI), mais sans préciser la nature de ce soutien.

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