Rentrée politique : les partis à la peine sauf le FN

Le Premier secrétaire du partis socialiste, Jean-Christophe Cambadelis, lors d'une conférence de presse au siège du parti à Paris, le 25 mai 2014 [Françsoi Guillot / AFP/Archives] Le Premier secrétaire du partis socialiste, Jean-Christophe Cambadelis, lors d'une conférence de presse au siège du parti à Paris, le 25 mai 2014 [Françsoi Guillot / AFP/Archives]

Les partis affrontent, tout comme l'exécutif, une rentrée compliquée par des questions de leadership, de définition politique ou d'alliances. Une exception: le FN, qui estime avoir toutes les bonnes cases et espère prospérer encore.

 

Revue de détail :

PS - Après La Rochelle et Frangy-en-Bresse, le Parti socialiste s'attelle à la lourde tâche que s'est assignée Jean-Christophe Cambadélis : tout changer en un an dans un parti sonné par deux déroutes électorales.

Le patron du PS, élu en avril, fait face aux doutes des militants et aux critiques des "frondeurs".

Du 1er septembre au 6 décembre, se tiennent les "états généraux des socialistes", vaste processus de consultation militante visant à reformuler un socialisme moderne, "la carte d'identité" du parti.

Questionnaires, contributions...Le tout aboutira à une charte finale, démarche distincte du congrès de 2015, à une date non précisée.

Façon de diluer la contestation ? Pour les détracteurs de la démarche, M. Cambadélis cherche avant tout à s'imposer auprès des militants en vue de ce congrès.

UMP - Bousculée par l'affaire Bygmalion et des dissensions ayant mis son existence en danger, l'UMP reste suspendue à la volonté de Nicolas Sarkozy de briguer sa présidence le 29 novembre.

L'ex-chef de l'Etat Nicolas Sarkozy le 25 mai 2014 au Théâtre national Habima à Tel Aviv où son épouse Carla Bruni-Sarkozy a donné un concert [David Buimovitch / AFP/Archives]
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L'ex-chef de l'Etat Nicolas Sarkozy le 25 mai 2014 au Théâtre national Habima à Tel Aviv où son épouse Carla Bruni-Sarkozy a donné un concert

Décision attendue "fin août ou début septembre". "Faux suspense", tranche Xavier Bertrand, persuadé que M. Sarkozy a déjà décidé d'en faire un tremplin vers 2017.

Favori des Français de droite, l'ex-chef de l'Etat devrait se heurter à François Fillon. L'ancien Premier ministre exposera ses ambitions le 27 août dans sa chère Sarthe.

Ni lui, ni les deux autres membres du triumvirat à la tête de l'UMP - Alain Juppé (qui talonne M. Sarkozy chez les Français de droite) et Jean-Pierre Raffarin - ne brigueront la présidence du parti.

Les candidats ont jusqu'au 30 septembre pour se déclarer. Jusqu'à présent, seuls l'ont fait Hervé Mariton et Bruno Le Maire qui multiplient les déplacements en France.

FN - "Objectif 51", c'est ainsi que le Front national résume ses chantiers à venir : rien moins que construire une majorité de second tour (51%) pour sa présidente Marine Le Pen en 2017.

Celle-ci fait son discours de rentrée le 30 août à Brachay (Haute-Marne), village symbole d'une France "des oubliés" qui vote massivement pour elle. Une semaine plus tard, c'est l'université de jeunes FN dans la ville conquise de Fréjus. Le Front espère - "c'est jouable" - glaner un siège au Sénat, "seule assemblée de la République où nous ne sommes pas". Il poursuit sa politique de "collectifs" pour s'organiser sur des terrains où on ne l'attend pas: jeunes cadres, monde de la mer, écologie...

EELV - Les écologistes sonnent la rentrée politique avec leurs journées d'été à Bordeaux (jeudi à dimanche). Ils restent divisés sur la stratégie politique à adopter depuis qu'ils ont refusé de participer au gouvernement Valls. Le dernier épisode a été le départ de Marie-Christine Blandin, figure du parti dans lequel elle dit "ne plus se reconnaître". S'ils restent dans la majorité, les écologistes se font de plus en plus critiques vis-à-vis de l'exécutif. "Voyage au pays de la désillusion": c'est le titre d'un témoignage que publie Cécile Duflot sur son expérience de ministre.

FG - Pour la première fois, les deux grands partis qui forment le Front de gauche font leurs universités d'été chacun de leur côté : Parti de gauche à Grenoble (21 au 24 août), Parti communiste en Savoie (29 au 31 août). Le FG a le 6 septembre un rendez-vous décisif. Entretemps, Pierre Laurent sera allé à La Rochelle, jugeant opportun de parler à des socialistes "désorientés". "Erreur" selon le parti de Jean-Luc Mélenchon, qui exprime sporadiquement sa lassitude et parle d'un "échec du Front de gauche", né de "l'ambiguïté depuis le début" sur l'attitude à l'égard du PS.

Jean-Luc Mélenchon (à d) co-président du Parti de gauche et Pierre Laurent (à g), secrétaire du Parti communiste le 20 mai 2014 à Toulouse lors d'un meeting [Eric Cabanis / AFP/Archives]
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Jean-Luc Mélenchon (à d) co-président du Parti de gauche et Pierre Laurent (à g), secrétaire du Parti communiste le 20 mai 2014 à Toulouse lors d'un meeting

UDI - Qui pour succéder au charismatique Jean-Louis Borloo qui avait créé l'UDI en 2012 et a jeté l'éponge pour raisons de santé ? Quatre postulants - tous sont des hommes, députés, et maires - sont en lice. Verdict lors d'un congrès le 15 novembre, la formation centriste devant éviter l'écueil de l'éclatement et définir sa relation avec la grande soeur UMP.

MoDem - Université de rentrée du 19 au 21 septembre dans le Morbihan, à Guidel, pour la formation de François Bayrou, auréolé de sa conquête de Pau en mars. Son ambition ? Imposer "une proposition politique nouvelle", celle du centre, transcendant "les clans".

NPA - Le NPA, actif dans les mobilisations pro palestiniennes, se réunit à Port-Leucate (24-27 août). Son éternel objectif: "fédérer le ras-le-bol", construire une action unie loin de la "pseudo-gauche". Il admet avoir perdu des militants "comme tous les partis", en revendique "entre 2.500 et 3.000" et lancera une nouvelle souscription.

 

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