Mailly s'inquète de "la ligne économique, qui va s'accélérer"

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière le 16 juin 2014 à Paris [Stephane de Sakutin / AFP] Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière le 16 juin 2014 à Paris [Stephane de Sakutin / AFP]

Le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, s'est dit inquiet mercredi, après la nomination d'Emmanuel Macron à Bercy, de la "ligne économique" du gouvernement qui "va s'accélérer".

"Il est clair que la politique suivie depuis deux ans est une politique d'austérité, or il semble qu'elle va être renforcée, ça transparait à travers la composition du gouvernement", a-t-il dit sur France inter.

Interrogé sur la nomination d'Emmanuel Macron à Bercy, un symbole de la rupture avec les thèses d'Arnaud Montebourg et du cap social-libéral du chef de l'Etat, M. Mailly a jugé que ce n'était sans doute "pas une bonne idée" pour l'économie française.

"Il est l'un des pères du pacte de responsabilité que nous condamnons depuis qu'il existe", a-t-il rappelé, relevant qu'Emmanuel Macron, nommé également ministre de l'Industrie, disait préférer en 2010 "la finance à l'industrie".

"Il va passer dans la lumière, on va voir ce qu'il va dire, mais je suis assez inquiet par rapport à la ligne économique qui risque d'être renforcée, de s'accélérer, et je ne vois pas comment on va sortir des difficultés", a-t-il dit.

Il a jugé cette nomination "en conformité avec ce qu'a dit le Président de la République la semaine dernière" sur l'accélération des réformes "et aussi avec ce que réclame le Medef".

Alors que Manuel Valls a prévenu mardi que les chiffres du chômage de juillet, attendus mercredi, ne seraient "pas bons", le numéro un de FO a estimé que "tant que le gouvernement sera sur la ligne qu'il suit depuis deux ans, malheureusement, je crois qu'on aura encore une augmentation du chômage".

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