Fillon (UMP) pour un vote de confiance sinon il faudra "retourner au peuple"

François Fillon le 27 août 2014 à Rouez-en-Champagne [Jean-François Monier / AFP] François Fillon le 27 août 2014 à Rouez-en-Champagne [Jean-François Monier / AFP]

L'ancien Premier ministre François Fillon a relayé jeudi la demande de l'UMP d'un vote de confiance "dans les prochains jours" pour le nouveau gouvernement de Manuel Valls, faute de quoi "il n'y aura pas d'autre solution que de retourner au peuple."

"Nous demandons maintenant que le Premier ministre vienne très vite, dans les prochains jours, devant l'Assemblée nationale, sans attendre la rentrée parlementaire en octobre, pour nous présenter son projet et que l'on sache s'il y a une majorité pour le défendre", a déclaré M. Fillon sur RMC et BFMTV.

"On a un Premier ministre qui est obligé de changer de gouvernement au bout de quatre mois. (...) Jamais un président de la République n'a été aussi faible sous la Ve république (...) La majorité est terriblement divisée, le pacte de responsabilité est passé à quelques voix près. Le gouvernement n'est pas du tout à l'abri d'un accident électoral à l'Assemblée nationale", a relevé l'ancien Premier ministre.

"La première étape est de vérifier que la majorité actuelle soutient le Premier ministre. Et si on se rend compte que ce n'est pas le cas, il n'y aura pas d'autre solution que de retourner au peuple. Dans une démocratie et dans l'esprit de la Ve république, c'est le retour au peuple qui est la seule solution aux crises politiques", a poursuivi M. Fillon.

Se défendant d'avoir appelé à une dissolution, l'ancien Premier ministre a affirmé que "dans la tête des Français, l'idée qu'il pourrait y avoir de nouvelles élections est une idée qui devient plausible". Mercredi, lors de sa rentrée politique à Rouez-en-Champagne, il avait dit "non" à une éventuelle cohabitation.

"Bien sûr" que le discours prononcé devant le Medef par Manuel Valls "va dans le bon sens". "Mais tant que la majorité n'aura pas approuvé de façon formelle ce discours, ça reste des intentions", a ajouté M. Fillon qui a ironisé sur le "syndrome de Stockholm" des patrons avec la gauche, "leur bourreau".

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