Mise en garde de Benoît Hamon à la gauche

Benoît Hamon en compagnie de la garde de Sceaux Christiane Taubira à La Rochelle, le 30 août 2014 [Jean-Pierre Muller / AFP] Benoît Hamon en compagnie de la garde de Sceaux Christiane Taubira à La Rochelle, le 30 août 2014 [Jean-Pierre Muller / AFP]

A la tribune de l'université d'été du PS, Benoît Hamon, ovationné, a mis en garde la gauche samedi, jugeant qu'elle n'exploite pas suffisamment "toutes les marges de manoeuvres politiques" pour réduire les inégalités, et s'en est pris au Medef.

"Sachant aujourd'hui le péril qui menace", a-t-il dit, rappelant ses craintes de voir le Front national au deuxième tour en 2017, M. Hamon a jugé que les Français devraient poser la question des "marges de manoeuvres du politique", même si celles-ci "ne sont pas nombreuses".

Les questions à poser seront, selon lui: "Avez-vous utilisé toutes les marges de manoeuvres pour (...) lutter contre les inégalités, les avez-vous exploitées toutes, êtes-vous allé les chercher, ces marges de manoeuvre, alors qu'elles existent pour faire en sorte que ce pays, au terme du quinquennat, soit moins inégalitaire ?"

Et de lancer, comme une mise en garde: "on peut échouer parce qu'on a été empêchés, parce qu'on a été entravés, parce qu'on a perdu une bataille politique. On peut échouer aussi parce qu'on n'a rien tenté. Rien n'est perdu".

Il s'en est également pris au Medef qui, depuis "depuis deux ans et demi", ne cesse "de nous faire un procès en illégimités comme si nous avions usurpé le pouvoir, considérant systématiquement que l'herbe est plus verte ailleurs".

Visiblement ému, l'ex-ministre, débarqué du gouvernement lundi, a été chaleureusement applaudi par les militants venus suivre un débat sur "l'égalité républicaine", en présence de celle qui lui a succédé, Najat-Vallaud Belkacem.

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