Valls à la rencontre de Renzi en Italie

Manuel Valls le 23 août 2014 à Caen [Charly Triballeau / AFP/Archives]

Le Premier ministre français, Manuel Valls, est arrivé dimanche pour rejoindre le chef du gouvernement italien Matteo Renzi à la "Festa de l'Unita" à Bologne, une rencontre destinée à afficher "l'unité" de la gauche européenne, notamment sur les réformes et une politique budgétaire plus souple.

 

Cette visite est l'occasion de souligner les "combats en commun" que partagent la France et l'Italie, qui font face à des défis similaires, à savoir "la gestion des réformes sur un temps long" et un contexte "extrêmement compliqué" de résultats économiques décevants, selon l'entourage du Premier ministre.

M. Renzi reste toutefois très populaire, avec des opinions favorables autour de 60%, alors que la popularité de M. Valls a nettement chuté cet été.

Arrivé vers 11H00 GMT sur le lieu de l'ex-fête communiste, Manuel Valls doit prononcer un discours plus tard dans l'après-midi, juste avant M. Renzi qui doit s'exprimer à 15H00 GMT. Le public s'annonce clairsemé, avec des allées peu fréquentées, a rapporté un journaliste de l'AFP.

La visite du chef de gouvernement français, qui sort de deux semaines extrêmement difficiles pour l'exécutif (démission du gouvernement, mauvais sondages, doubles affaires Trierweiler/Thévenoud), intervient alors que Paris et Rome sont tous deux de plus en plus attendus par leurs partenaires européens et la Banque centrale européenne sur la mise en oeuvre de réformes "structurelles" jugées cruciales pour redresser l'économie du Vieux Continent.

Mario Draghi, le patron de la BCE, a annoncé jeudi une nouvelle baisse des taux directeurs, doublée d'une annonce de rachats de dette privée, ce qui a eu pour effet de faire baisser nettement l'euro. Un affaiblissement de la monnaie unique que réclame depuis plusieurs mois M. Valls.

Mais "chacun d'entre nous doit faire son travail", a appelé M. Draghi. 

Tant la France que l'Italie cherchent à convaincre l'Allemagne et la chancelière Angela Merkel de ralentir le rythme de réduction des déficits pour ne pas étouffer la relance économique et la croissance. L'Allemagne aura elle aussi besoin d'une relance, a souligné dimanche dernier le Premier ministre français devant le Parti socialiste à La Rochelle (ouest).

Manuel Valls, qui poursuit sa mini-tournée à l'étranger avec un déplacement en Tunisie dimanche soir et lundi, doit d'ailleurs rendre visite à la chancelière en Allemagne les 22 et 23 septembre.

 

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