Vignette pour les poids lourds étrangers : Sapin et Royal en désaccord

Michel Sapin et Ségolène Royal Le ministre des Finances Michel Sapin et la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal. [MARTIN BUREAU / AFP]

Pour pallier la suppression de l'écotaxe, Ségolène Royal évoquait dimanche la mise en place d'une vignette pour les poids lourds étrangers de passage sur le territoire. Ce lundi 20 octobre, Michel Sapin a souligné qu'une telle proposition ne pouvait voir le jour en l'état.

 

Nouveau désaccord au sein du gouvernement. Dimanche, la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal suggérait la mise en place d'une vignette pour les poids lourds étrangers transitant sur le sol français afin de financer le manque à gagner de la suppression de l'écotaxe. Une proposition rejetée ce lundi 20 octobre par son collègue des Finances, Michel Sapin.

"En Europe, on ne taxe pas un camion étranger parce qu'il est étranger. On taxe un camion parce qu'il est étranger ou français parce qu'il traverse la France", a-t-il expliqué au micro de France Info.

Et d'ajouter : "On peut mettre en place un système de vignette, oui, mais quelle que soit leur origine".

 

Pallier le manque à gagner de l'écotaxe

Sur BFMTV, Ségolène Royal avait souligné qu'une partie de l'argent manquant en raison de la suppression de l'écotaxe serait financé par une taxe de 4 centimes par litre sur le prix du gazole pour les transporteurs routiers français.

"Restera à régler le problème des camions étrangers", avait-elle indiqué. "On regarde si ce sera une vignette ou une interdiction de prendre les routes nationales avec obligation d'emprunter les autoroutes", avait expliqué la ministre de l'Ecologie.

 

Royal déjà désavouée la semaine dernière

Ce n'est pas la première fois que Ségolène Royal est désavouée au sein du gouvernement.

La semaine dernière, elle avait évoqué l'instauration de la gratuité sur les autoroutes le week-end, en complément d'une baisse générale des tarifs de 10%. Mais le Premier ministre Manuel Valls avait fermé la porte à une telle proposition, soulignant que c'était "difficilement envisageable".

 

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