Valls fait un appel du pied au Centre

Le Premier ministre Manuel Valls à l'Assemblée Nationale.[[PATRICK KOVARIK / AFP]]

Le Premier ministre a redit sa volonté de bâtir "une formation politique commune" avec les "progressistes"

 

Alors que le Parti socialiste est tiraillé de part et d’autres, le Premier ministre tente de s’imposer.

Comme il l’avait déjà fait mercredi, Manuel Valls a réitéré jeudi sa proposition  de «formation politique commune» des «progressistes». Il a ainsi confirmé son appel du pied au Centre, déclarant que cela ne lui « poserait pas de problèmes» de gouverner avec François Bayrou (président du MoDem) qui avait pourtant repoussé ses avances la veille.

Cette initiative a eu le don d’agacer les ténors du PS qui ont fermement exprimé leurs désaccords sur le sujet. A l’image du président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui a appelé Manuel Valls à «se concentrer sur (s)on travail de Premier ministre». Le député PS Henri Emmanuelli a enfoncé le clou en estimant que la ligne défendue par les sociaux libéraux, Manuel Valls en tête, n’était pas «majoritaire à gauche».

Face à ces attaques croisées qui secouent le parti depuis des mois, le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a tenté de calmer le jeu en lançant  «un appel solennel à l'unité», appelant les socialistes à «débattre sans se battre».

Le député Jean-Christophe Lagarde (UDI), candidat à la présidence de l'UDI, a jugé jeudi que "le centre n'est pas la variable d'ajustement d'une gauche en perdition", après les propos du Premier ministre sur le centre.

 

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