J.-C. Lagarde (UDI) : "Notre ambition, gouverner"

Jean-Christophe Lagarde Jean-Christophe Lagarde souhaite que la formation centriste devienne une alternative. [BERTRAND GUAY / AFP]

Le 13 novembre, l’UDI connaîtra le nom de son nouveau chef, destiné à succéder à Jean-Louis Borloo. Jean-Christophe Lagarde, candidat à la présidence du parti face à Hervé Morin, au deuxième tour de l’élection, souhaite, dans une interview à Direct Matin, faire de la formation centriste une véritable alternative, animée par l’ambition de conquérir le pouvoir.

 

Quelle place doit jouer l’UDI dans l’échiquier politique actuel ?

Notre ambition doit être de gouverner la France. Cela fait plus de trente ans que le centre n’a pas gouverné notre pays. Et nous voyons que l’alternance UMP-PS a été un échec. Nous n’avons pas la même vision que ces deux partis ce qui justifie notre indépendance.

 

Le nouveau président devra remplacer Jean-Louis Borloo. Une tâche difficile?

On ne remplace pas Jean-Louis Borloo, on lui succède. Évidemment que ce sera plus difficile sans lui. C'est une épreuve, mais aussi un défi que nous devons relever.

 

Quelles seront les épreuves à surmonter dans les années à venir ?

Nous devons construire  un véritable outil électoral, comme l’UMP ou le PS,  être une alternative et porter nos valeurs fédéralistes et humanistes. Chacun a comme projet de permettre à nos enfants de vivre mieux, or nous faisons l’inverse dans nos choix politiques. Etre les avocats de nos enfants, ce sera la colonne vertébrale de notre projet.

 

En vue de 2017, une alliance avec la droite serait-elle possible ?

Nous avons une alliance naturelle avec la droite républicaine, mais alliance cela signifie aussi concurrence. En aucun cas une coalition se conjuguera avec soumission.

 

Suite au climat violent des derniers jours, vous avez récemment déclaré craindre une " révolte" en France…

A travers le pays, je rencontre des concitoyens résignés. Ils sont exaspérés par des gouvernants qui ne montrent pas d’horizon ni de chemin à suivre. Le danger est qu’une crise sociale éclate. Les récents événements violents suite à la mort de Rémi Fraisse, l’extrémisme des positions et la dureté des conflits sociaux en sont les révélateurs.

 

Si cette crise éclate, quelle serait alors la position à adopter ?

Je ne vois pas comment on pourrait attendre encore trente mois... La dissolution de l’Assemblée nationale n’est pas une solution car le gouvernement aurait à peine quinze mois pour gouverner avant d’entrer dans la présidentielle. Non, le Président devrait remettre son mandat en jeu. Il faudrait redonner la parole au peuple.

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