Détournement de fonds publics : Guérini (ex-PS) et Ciot (PS) relaxés

Jean-Noël Guérini à Marseille le 11 octobre 2013. [Anne-Christine Poujoulat / AFP/Archives]

Le sénateur et président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini (ex -PS), et le président de la fédération PS (bien PS) du département, Jean-David Ciot, poursuivis pour détournements de fonds publics ont été relaxés lundi par le tribunal correctionnel de Marseille.

 

Le parquet avait requis un an d'inéligibilité et six mois de prison à l'encontre des deux responsables politiques. La justice soupçonnait M. Ciot, ancien collaborateur de M. Guérini, d'avoir bénéficié d'un licenciement de complaisance de la part du président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, moyennant 65.000 euros d'indemnités, pour lui permettre de se présenter aux législatives de 2012.

M. Guérini n'a pas fait de déclaration à sa sortie du tribunal correctionnel de Marseille; ses avocats ont estimé que la décision rendue était "juste".

Le parquet avait évoqué un "licenciement aberrant", s'interrogeant notamment sur l'absence de préavis de licenciement, qui prouvait selon lui "l'intentionnalité" des deux prévenus. M. Guérini avait reconnu avoir décidé de licencier son collaborateur sans vouloir "à aucun moment (...) pensé violer la loi" et ne pas s'être occupé des détails du licenciement.

M. Guérini qui a démissionné du PS en avril 2014 avant de fonder un mouvement politique concurrent, "la force du 13", reste mis en examen, notamment pour trafic d'influence et association de malfaiteurs, dans plusieurs dossiers de marchés publics présumés frauduleux, tout comme son frère Alexandre, soupçonné d'accointances avec le milieu.

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