Le Parlement a adopté le budget 2015

L'Assemblée Nationale, le 29 avril 2014.[Eric Feferberg / AFP/Archives]

Le Parlement a définitivement adopté jeudi, par un vote de l'Assemblée nationale, le budget 2015 qui supprime la première tranche de l'impôt sur le revenu et prévoit un déficit public de 4,1% du PIB.

 

Les députés ont adopté à main levée dans un hémicycle dégarni ce projet de loi de finances, à l'issue de deux mois de marathon budgétaire durant lesquels le texte a rencontré l'opposition de l'UMP, de l'UDI et du Front de Gauche, le soutien de la majorité du PS et les réticences des écologistes, de certains socialistes et parfois des radicaux de gauche.

Le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, a défendu à la tribune une dernière fois les trois priorités de ce budget: "La poursuite de l'assainissement des finances publiques car, pendant 30 ans, tous les gouvernements ont accumulé les déficits", l'emploi et la croissance, et "la justice fiscale".

Le déficit structurel (hors effet de la conjoncture), a-t-il souligné, s'établit à 2,1% du PIB, contre 5,6% en 2010, et le déficit de l'Etat, durant la même période "a été exactement divisé par deux", de 148,8 milliards à 74,4 milliards d'euros.

Pour l'UMP, Hervé Mariton a reproché au gouvernement de s'être placé dans "une stratégie de pure aubaine", en profitant de l'effet positif de la baisse des taux d'intérêts sur les finances publiques. Mais, a-t-il prévenu, la probabilité est forte "d'une hausse très significative de ces taux" au deuxième semestre de l'an prochain.

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