Bancs grillagés d'Angoulême : les réactions politiques

Neufs bancs publics du centre d'Angoulême ont été condamnés par un grillage, le mercredi 24 décembre 2014. [PIERRE DUFFOUR / AFP / Archives]

L'installation de grillages le 24 décembre sur neuf bancs publics d'une place d'Angoulême pour décourager des SDF de s’y installer a provoqué des réactions très contrastées sur les réseaux sociaux. Malgré leur démantèlement  jeudi, le sujet n'a pas manqué non plus de faire réagir les politiques, toutes sensibilités confondues.

 

- Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche : "C'est un mauvais conte de Noël. C'est indigne, c'est insultant (...). Derrière la réaction par rapport à la décision du maire d'Angoulême, il y a la problématique du partage des richesses", avec "aujourd'hui près de neuf millions de Français qui sont sous le seuil de pauvreté (...) S'il y a plus de pauvres, si on les voit plus, c'est parce qu'il y a des politiques d'austérité". (France Info).

    - Roger-Gérard Schwartzenberg, président du groupe radical (RRDP) de l'Assemblée nationale : "Jusqu'où ira-t on dans la maltraitance sociale des plus démunis ? Avec les grillages d'Angoulême, les sans-domicile-fixe deviennent en plus des "sans-bancs-publics", tenus à l'écart de certains lieux de ma ville. Cette mesure discriminatoire est profondément choquante. Mais elle traduit de manière extrême et caricaturale une réalité plus profonde: l'Etat et les collectivités territoriales ne font pas assez pour combattre la pauvreté". Le plan quinquennal de lutte contre la pauvreté de janvier 2013 "dispose de ressources bien trop limitées pour lutter efficacement contre la pauvreté" (communiqué).

    - Guillaume Garot, député (PS) de la Mayenne : "les bancs publics grillagés pour empêcher les SDF de s'y asseoir. Quelle honte! C'est pas ça la France" (twitter).

 

 

    - Henri Emmanuelli, député (PS) des Landes : "Et maintenant, à Angoulême, on attend les +galets+ ! Pour lapider qui ? La bêtise peut-être ! Vaste entreprise !" (twitter).

 

 

    - Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF : "demontonslesgillesaAngoulême car c'est irrespirable comme climat. La France ça n'est pas çà. Ne laissons plus faire. Se relever et agir" (twitter)

 

 

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