L'offensive de François Hollande en 2015

Le président de la République François Hollande à l'Elysée. Photo d'illustration.[ [Archives AFP]]

Le président était en direct ce matin sur France Inter. Un nouveau rendez-vous médiatique après ses voeux de fin d'année qui confirme le changement de posture du chef de l'Etat.

 

Ses proches avaient prévenu, en 2015, c’est un François Hollande combatif qui entrera en scène. Le président l’a déjà laissé entrevoir lors de ses vœux, le 31 décembre, en tenant un discours offensif, insistant sur «l’audace» nécessaire pour affronter cette nouvelle année.

Il a confirmé sa nouvelle posture ce matin, au micro de France Inter. Invité de la matinale durant deux heures, le chef de l’Etat a abordé la politique nationale et internationale d’un ton nouveau : «Je prendrai tous les risques», a-t-il insisté pour soutenir sa politique. «Le ton est plus agressif, le volontarisme est affiché, constate Philippe Moreau Chevrolet, spécialiste en communication politique. Le président cherche à montrer qu’il a la maîtrise du calendrier et de la situation.»

Une conjoncture favorable

Ce changement de posture intervient après une année mouvementée. Le chef de l’Etat a en effet vu sa politique vivement critiquée au sein même de son équipe et sa cote de popularité dégringoler au plus bas dans les sondages, avant de remonter en décembre, profitant d’une conjoncture économique plutôt favorable avec la baisse du prix du pétrole, celle de l’euro et les premiers frémissements d’une reprise pour 2015.

«François Hollande cherche désormais à se présidentialiser après une période de flou où on ne savait pas s’il assumait sa fonction», explique Philippe Moreau Chevrolet. S’il a reconnu ses échecs, notamment sur la lutte contre le chômage, le président a brandi parallèlement les réformes mises en place ou en cours pour contrecarrer le problème, notamment le pacte de responsabilité et la loi Macron sur la croissance.

Echéances électorales

François Hollande s’est également réapproprié des thématiques sociétales fortes, comme l’immigration et la fin de vie, afin de reconquérir son électorat. Mais cette offensive arrive néanmoins dans un contexte délicat pour le chef de l’Etat.

En effet, les échéances électorales des départementales en mars et des régionales en décembre s’annoncent compliquées pour la gauche et pourraient encore fragiliser un peu plus le pouvoir en place. 

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