Sarkozy souhaite un travail majorité-opposition pour "comprendre"

Nicolas Sarkozy souhaite un travail commun entre la majorité et l'opposition pour "comprendre". [BERTRAND LANGLOIS / AFP]

Le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, s'est exprimé le 12 janvier sur RTL au lendemain des attentats qu'a connu la France entre le 7 et 9 janvier et qui ont causé la mort de 17 personnes.

 

Nicolas Sarkozy a jugé que "François Hollande a fait ce qu'il fallait faire", avant de saluer la marche républicaine de dimanche. "Ce qui était beau, c'est que c'était un mouvement sans agressivité", a-t-il déclaré.

M. Sarkozy a affirmé qu'"on ne peut pas continuer comme ça" avec l'immigration qui, si elle "n'est pas liée au terrorisme", "complique les choses" en générant difficultés d'intégration et communautarisme.

Selon l'ancien président, "il faut réfléchir à la question essentielle : est-ce que nous pouvons améliorer les mesures de sécurité pour renforcer la sécurité des Français?  La réponse est oui".
 

Un travail commun majorité-opposition

"La question de l'immigration fera l'objet de débats extrêmement approfondis car il est certain qu'on ne peut pas continuer comme ça. L'immigration qu'on a tant de mal à juguler crée la difficulté de l'intégration, qui crée le communautarisme. Et à l'intérieur du communautarisme peuvent se glisser les individus" comme les auteurs des attentats, a déclaré lundi M. Sarkozy.

L'ex-chef d'Etat a estimé qu'il fallait un travail commun entre la majorité et l'opposition pour "comprendre" les événements de la semaine. Il a également appelé à "refuser tout amalgames".

 

Qatar, "pays ami de la France"

Nicolas Sarkozy s'est ensuite exprimé sur l'hypothétique responsabilité du Qatar dans le terrorisme. Interrogé sur les mises en cause de l'émirat, accusé de financer des organisations terroristes, l'ancien chef de l'Etat a répondu : "s'agissant d'abord des invités de M. Hollande à la manifestation, je crois qu'il a eu raison d'inviter le représentant de l'Arabie Saoudite, d'inviter M. Orban (ndlr : controversé Premier ministre hongrois) parce que cela permettait y compris à des gouvernements avec lesquels nous ne sommes pas d'accord, de voir ce qui se passe en France".

"Le Qatar est un pays ami de la France. Pas depuis moi, c'est M. Mitterrand", a poursuivi M. Sarkozy.

"Vous croyez que M. Mitterrand, M. Chirac, moi-même hier, M. Hollande aujourd'hui on aurait cette politique d'amitié avec le Qatar si nous pensions que le Qatar c'était uniquement le financeur du terrorisme ?". "C'était le financeur du terrorisme?", s'est-il corrigé.

L'est-il ou pas, insiste RTL ? "Je n'en ai aucune preuve", a répondu le responsable d'opposition. Comme on lui opposait des affirmations américaines en ce sens, il a rétorqué : "vous savez, moi, je suis partisan de l'indépendance de la France".

"Si j'en avais des preuves, je vous garantis qu'à ce moment-là, on reverrait complètement les choses, en tout cas quand j'étais en fonction", a insisté M. Sarkozy.

 

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