Valls a peur que la France "se fracasse" contre le FN

Le Premier ministre Manuel Valls a confié sa peur de voir le FN occuper la première place lors des élections départementales.[AFP]

Le Premier ministre, Manuel Valls, a déclaré dimanche "avoir peur" que la France "se fracasse contre le Front National", qui pourrait, selon lui, réaliser un "score sans précédent" à l'occasion des élections départementales.

 

"Je n'ai pas peur pour moi (...) J'ai peur pour mon pays, j'ai peur qu'il se fracasse contre le Front National", a déclaré M. Valls, dimanche lors d'une interview sur I-Télé/Europe 1/Le Monde.

"Mon angoisse, puis-je vous parler de mon angoisse, de ma peur pour le pays? C'est le FN à 30%, pas au deuxième tour, mais au premier tour des élections départementales", a-t-il expliqué.

 

Score sans précédent

"Les sondages indiquent que le Front National pourrait réaliser un score sans précédent" lors des élections départementales des 22 et 29 mars prochain, a rappelé le Premier Ministre. "Il était déjà le premier parti de France aux elections européennes. Il peut l'être de nouveau à l'occasion des élections départementales", a-t-il prédit.

Selon un sondage OpinionWay pour Metronews et LCI publié vendredi, l'UMP-UDI arriverait en tête des intentions de vote (29%) pour le premier tour des départementales, d'une courte tête devant le Front national (28%).

 

"Le FN n'apporte aucune solution"

"Je revendique la stigmatisation de Marine Le Pen, le FN n'apporte aucune solution, ni pour les départements, ni pour le pays (...) et en plus c'est un programme qui jettera les Français les uns contre les autres", a martelé M. Valls.

"Est-ce que vous ne pensez pas qu'un Front national qui fait 25% aux élections européennes, peut-être 30% aux départementales, et ainsi de suite, ne peut pas gagner l'élection présidentielle? Pas en 2022, pas en 2029, mais en 2017", a-t-il mis en garde. 

 

Toujours Premier ministre après les élections

Interrogé par ailleurs sur la possibilité pour lui de devoir quitter la tête du gouvernement en cas d'échec lors des départementales, Manuel Valls a répondu: "Sans aucun doute, mais là n'est pas la question". 

"Je continuerai la mission que m'a confiée le Président de la République, celle de réformer le pays. Mais ça n'est pas la question que se posent les Français", a-t-il dit.

 

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