Départementales : Manuel Valls engagé dans le sprint final

Manuel Valls multiplie les meetings avant le premier tour des départementales.[AFP]

Tenter le tout pour tout pour limiter une défaite annoncée. A quelques jours du premier tour des départementales, dimanche prochain, Manuel Valls multiplie cette semaine les meetings dans les territoires qui risquent d’échapper à la gauche à l’issue du scrutin.

 

Le Premier ministre entamera son sprint final ce soir dans son fief de l’Essonne, à Evry, où l’ex député PS Jérôme Guedj va devoir batailler pour conserver son conseil général.

Il sera entouré du patron du PS Jean-Christophe Cambadélis mais également de la secrétaire nationale d’EELV, Emmanuel Cosse. Car alors que la gauche avance dispersée, l’Essonne fait figure d’exception. Dans les 21 cantons, le PS, EELV et les radicaux de gauche partent main dans la main. Preuve du match qui se joue sur place, le président de l’UMP Nicolas Sarkozy donne également une réunion à Palaiseau, à 20 kilomètres de là.

Mardi, le Premier ministre se rendra en Meurthe-et-Moselle, à Dombasle-sur-Meurthe, près de Nancy. Ce département, le seul en Lorraine à être détenu par la gauche, pourrait également basculer.

Mais si la droite reste dans le collimateur du PS, ce tour de France devrait être avant tout pour Manuel Valls un moyen de poursuivre son offensive contre le Front national. Dans le Pas-de-Calais, terre historique de la gauche, où le Premier ministre se rendra mercredi, la victoire du FN est jugé envisageable.

 

La Corrèze devrait basculer

Ce sera ensuite en Corrèze, sur les terres de François Hollande, à Tulle, que Manuel Valls tentera de mobiliser les électeurs de gauche. Mais cet ancien bastion chiraquien, depuis 2008 aux mains de la gauche, est déjà considéré comme perdu.

Enfin, le Premier ministre prendra la route de l’Ardèche et de la Drôme vendredi, deux départements que la gauche pourrait également voir s’envoler.

A l’issue de ces élections, la gauche pourrait perdre au minimum 20 conseils généraux, voire 40 pour les prévisions les plus pessimistes.

Les derniers sondages vont en tous cas dans ce sens. Selon une enquête Ifop publiée dimanche, le PS arriverait en troisième position avec 19% des intentions de vote, loin derrière le FN qui fait la course en tête avec 30% des voix, au coude à coude avec l’UMP-UDI (29%).

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