Comptes de campagne : Nicolas Sarkozy chez les juges

Nicolas Sarkozy en meeting dans le cadre de la campagne pour la présidence de l'UMP, le 3 novembre 2014 à Nancy[JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP]

L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy est arrivé mercredi vers 08H10 dans une berline noire au pôle financier du TGI de Paris où il doit être interrogé par des juges, a constaté l'AFP.

 

Une source proche du dossier avait dit en début de semaine à l'AFP que M. Sarkozy devait être interrogé dans l'affaire des pénalités qui lui avaient été infligées après l'invalidation de ses comptes de campagne lors de la présidentielle de 2012. Ces pénalités avaient été réglées par l'UMP.

Cet interrogatoire devant les juges a été plusieurs fois reporté.

Dans ce dossier, l'ex-patron de l'UMP Jean-François Copé a été mis examen début février pour "abus de confiance" à l'issue de cinq heures d'audition par les juges financiers. L'ex-trésorière du parti Catherine Vautrin avait été mise en examen du même chef en décembre.

A l'origine de cette affaire, le rejet par le Conseil constitutionnel des comptes de la campagne présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy, en raison du dépassement du plafond des dépenses autorisées.

 

L'UMP privée de 10 millions d'euros

En privant l'UMP d'un remboursement de plus de dix millions d'euros, cette décision avait eu des conséquences lourdes pour le parti, alors en grande difficulté financière avec une dette estimée à plus de 70 millions. Une vaste collecte auprès des militants avait alors été lancée avec succès, le "Sarkothon".

Mais, conformément au code électoral, le candidat Sarkozy s'était également vu infliger, à titre personnel, des pénalités dont l'UMP s'était finalement acquittée à sa place, en novembre 2013.

La prise en charge de ces pénalités avait notamment été décidée après un avis juridique favorable de Me Philippe Blanchetier, qui avait auparavant représenté Nicolas Sarkozy devant la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). 

L'avocat a été placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté, comme avant lui l'ancienne directrice des ressources du parti, Fabienne Liadzé.

 

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