Hauts-de-Seine : Clichy-la-Garenne bascule à droite

Rémi Muzeau.[THOMAS OLIVA / AFP ]

La droite a conforté sa suprématie dimanche lors du second tour d'élections municipales partielles dans les Hauts-de-Seine, département de banlieue parisienne qui voit disparaître son dernier bastion socialiste, Clichy.
 

A Clichy-la-Garenne, c'est la fin des décennies de socialisme: la liste de Rémi Muzeau (Les Républicains-UDI-MoDem), suppléant de Patrick Balkany à l'Assemblée nationale, remporte une victoire éclatante en raflant 57,82% des voix, loin devant le socialiste Julien Perez (42,18%), ex-directeur de cabinet du maire sortant Gilles Catoire, qui dirigeait la ville depuis 1985.

Rémi Muzeau a certainement profité d'un désir de changement et de l'absence de Didier Schuller, vieux routard de la politique dans les Hauts-de-Seine, qui rêvait de conquérir Clichy après sa traversée du désert et sa condamnation dans une affaire de financement illégal de son activité politique. Ce dernier, candidat avec une étiquette UDI en 2014, avait ajouté les mentions UMP et MoDem sur ses affiches et bulletins "privant potentiellement de voix la liste UMP-Modem de M. Muzeau", avait estimé le Conseil d'Etat pour justifier l'annulation du scrutin.
 

La droite passe aussi à Asnières

A Asnières, bastion de droite conquis par la gauche en 2008 mais repris en 2014 par l'UMP Manuel Aeschlimann, ce dernier, à la tête d'une liste LR-UDI, l'emporte à nouveau avec une marge confortable (56,10% des voix). Au terme d'une campagne agitée, il a battu son meilleur ennemi, le socialiste Sébastien Pietrasanta (43,90%), ancien maire de 2008 à 2014.

Le scrutin de 2014, qui s'était soldé par seulement 70 voix d'écart entre les deux rivaux, avait été invalidé en raison de "pressions" à voter UMP aux abords de plusieurs bureaux de vote, sans toutefois établir l'implication de M. Aeschlimann.

 

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