Attentat en Isère : les réactions des politiques

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, sur les lieux de l'attentat. [PHILIPPE DESMAZES / AFP]

L'attaque commise vendredi matin sur le site d'Air Products à Saint-Quentin-Fallavier par un individu qui se serait réclamé de Daesh, a suscité de nombreuses réactions dans la classe politique.

 

Un individu se revendiquant de l'Etat Islamique s'est introduit vendredi matin sur un site industriel classé Seveso à Saint-Quentin Fallavier. Sur place, un corps décapité a été retrouvé à proximité de l'usine et la tête près des grilles. Un suspect a été arrêté en fin de matinée. Les réactions n'ont pas tardé, venant de l'exécutif et de la classe politique.

Le Premier ministre Manuel Valls a ordonné une "vigilance renforcée" sur tous les sites sensibles de la région Rhône-Alpes, tandis que le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve était dépêché sur place où il est arrivé en fin de matinée, accompagné de Ségolène Royal. Depuis Bruxelles, François Hollande - qui participait au conseil européen, est intervenu à 12H45 et a évoqué immédiatement une attaque de nature terroriste, confirmant le bilan d'un mort et d'un blessé.

Du côté de la classe politique, les réactions ont été nombreuses.

Sur Twitter, le Premier ministre Manuel Valls a dénoncé "la menace et l'horreur aveugles des terroristes", évoquant à la fois l'attentat en Isère et l'attaque en Tunisie contre un hôtel de Sousse qui aurait fait 27 morts. 

 

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education nationale a lancé un message d'unité et adressé ses pensées aux proches de la victime". 

 

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti Socialiste a fait part de sa "grande émotion" et a invité à ne pas faire "d'amalgames".

 

 

Nicolas Sarkozy, président des Républicains, a demandé "solennellement" au gouvernement "de faire toute la lumière" sur les circonstances de l'attentat et de "réhausser" le niveau de vigilance. "Par son message, sa mise en scène macabre et sanglante, le ou les auteurs de cet attentat ont déclaré la guerre non seulement à la République et à la démocratie mais à la civilisation", a-t-il ajouté.

 

Claude Bartolone, président PS de l'Assemblée nationale, a appelé à "combattre la barbarie et défendre notre République". 

Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d'EELV, a fait part de sa "colère" et de son "dégout", appelant à ne pas céder à la haine

 

 

Laurent Wauquiez, secrétaire général de Les Républicains, considère que "L'horreur ne doit pas céder à la peur"

 

 

Christian Estrosi, le député-maire de Nice (LR) a exprimé de nouveau sur Twitter sa crainte de voir une "cinquième colonne" oeuvrer sur le sol français.

 

 

Marine Le Pen, présidente du Front National a demandé pour sa part des "mesures fermes et fortes" pour "terrasser l'islamisme" à commencer par le rétablissement des frontières. Marion Maréchal Le Pen, pour sa part, s'est montrée encore plus critique :

 

 

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