La justice annule la consultation des adhérents FN

Jean-Marie Le Pen.[Bertrand Guay / AFP/Archives]

Le tribunal de grande instance de Nanterre a donné raison mercredi 8 juillet à Jean-Marie Le Pen qui demandait l'annulation du scrutin sur les nouveaux statuts du parti.

 

Il n’allait pas s’arrêter en si bon chemin. Après avoir fait annuler par la justice sa suspension du Front national la semaine dernière, Jean-Marie Le Pen a obtenu mercredi l’arrêt de la consultation postale sur les nouveaux statuts du parti. Ces statuts, qui prévoient notamment la suppression du titre de président d’honneur, que le patriarche occupe depuis 2011, devaient en effet être approuvés par un vote des 51 000 adhérents à jour de cotisation, qui avaient jusqu’à demain pour s’exprimer.

Mais à la suite de la décision rendue hier par le tribunal de grande instance de Nanterre, le parti devra organiser une assemblée générale physique pour les faire adopter. Les juges ont en effet estimé que le Front national n’avait pas respecté ses statuts actuels en organisant un tel scrutin. Cette décision intervient alors que Marine Le Pen essaie depuis plusieurs semaines de mettre son père dans l’incapacité de s’exprimer au nom du parti frontiste, après qu’il a tenu en avril des propos négationnistes et homophobes.

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