Les pays fondateurs de l'UE doivent constituer "l'avant-garde" dans la zone euro selon Valls

Le Premier ministre Manuel Valls était ce dimanche à Avignon. [Anne-Christine Poujoulat]

Le Premier ministre français, Manuel Valls, a affirmé dimanche à Avignon que ce sont "la France, l'Allemagne, l'Italie, les pays fondateurs" de l'UE, qui doivent constituer l'"avant-garde" dans la zone euro souhaitée par le président, François Hollande.

 

"L'idée qu'il y ait une avant-garde dans laquelle la France, l'Allemagne, l'Italie, les pays fondateurs s'engagent pleinement, oui je crois que c'est important", a déclaré M. Valls à la presse, à la sortie d'une réunion avec les intermittents du spectacle en préfecture d'Avignon. La France est prête à participer "à une organisation renforcée" de la zone euro et à constituer "avec les pays qui en décideront, une avant-garde", a affirmé François Hollande dans une tribune publiée par l'hebdomadaire Le Journal du Dimanche.

Le gouvernement, a indiqué Manuel Valls, "travaille à un texte pour étayer les propositions du président et formuler des propositions à nos partenaires à l'automne (...) L'objectif est un texte français à la sortie de l'été, qui sera une base de débat". "Il faut pleinement reprendre l'initiative, c'est ce que dit le président de la République depuis 2012, sa voix était isolée, maintenant elle est partagée, je m'en réjouis", a dit le locataire de Matignon, engagé dans une tournée culturelle depuis samedi et jusqu'à lundi soir, qui le mènera, après Avignon, à Arles puis à Aix-en-Provence.

 

Plus de solidité

"La voix de la France est indispensable pour l'Europe et la France est, avec ce président de la République, pleinement de retour sur la scène européenne, donc en capacité de montrer sa force, sa force de persuasion pour plus de solidarité, plus de responsabilité au niveau européen", a encore souligné M. Valls. "L'Allemagne sait parfaitement qu'il faut prendre des initiatives, mais cela doit se faire dans un dialogue constructif, dans le respect de chacun, dans un dialogue franco-allemand qui n'est pas exclusif des dialogues avec les autres pays", a-t-il précisé.

Pour M. Valls, "chacun a compris qu'on ne pouvait plus faire du sur-place, qu'il fallait avancer. Nous sommes en train de sortir progressivement, même si c'est difficile, de la crise grecque mais il faut en tirer les leçons et aller beaucoup plus loin (...) Si nous ne voulons pas que les populismes s'imposent, il faut plus d'Europe. Mais si nous voulons plus d'Europe, il faut que les citoyens et les peuples soient davantage associés"."Dans les semaines qui viennent, la France, notamment à travers le président de la République, aura l'occasion de prendre des initiatives, faire des propositions concrètes qui nourrissent cette piste, ces éléments qui ont été donnés par le président de la République" a encore précisé M. Valls.

 

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