Régionales : Claude Bartolone reprend le chemin de la campagne francilienne

En retard dans les sondages, le candidat socialiste a une semaine pour convaincre. [FRANCOIS GUILLOT / AFP]

Au terme de près de deux semaines d’interruption de campagne, Claude Bartolone a repris le chemin des régionales ce week-end. Devancé par Valérie Pécresse dans les sondages, le socialiste n'a plus qu'une semaine pour convaincre.

Après des passages à Nanterre (Hauts-de-Seine) et une rencontre avec les acteurs culturels à la Bellevilloise (20e) samedi, puis un déplacement à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), dimanche, le président de l'Assemblée nationale a encore fort à faire jusqu'au premier tour, dimanche prochain. D'autant que le candidat choisi pour prendre la succession de Jean-Paul Huchon continue de céder du terrain à sa rivale LR dans les sondages.

Une enquête BVA pour la presse régionale le place en effet deuxième à 23 % au premier tour, soit exactement dix points derrière Valérie Pécresse et seulement un point de mieux que le candidat du Front national, Wallerand de Saint-Just (22 %). Et malgré une triangulaire probable au second tour, le socialiste réunirait 36 % des voix, contre 41 % et 23 % pour ses adversaires de droite, respectivement LR et FN.

Un service civique pour les 16-25 ans

En retard dans ce contre-la-montre politique, Claude Bartolone a insisté sur les valeurs de la République et sur celles de la gauche. «Il faut un pacte de sécurité mais équilibré avec un pacte d'égalité et un pacte culturel. Pour une Ile-de-France humaine et une République plus forte», a-t-il notamment déclaré dimanche sur son fil Twitter. Une phrase symbolique de sa politique de gauche qui reprend ainsi l'axe principal de sa campagne : placer les Franciliens eux-mêmes au cœur des discours et des actes.

Le député de Seine-Saint-Denis et ex président de ce département a également annoncé dans le JDD qu'il mettrait en place «un service civique régional, pourquoi pas obligatoire», ce qui «nécessitera une loi». Il concernerait les jeunes de la région parisienne âgés de 16 à 25 ans et durerait six mois, avec au programme «un apprentissage des valeurs républicaines, des gestes de premiers secours, du permis de conduire, du Bafa, du brevet d'encadrement sportif…». En contrepartie, ces jeunes travailleront dans les lycées, les foyers ruraux, les associations, les résidences pour personnes âgées ou encore les entreprises de transport. Ce dispositif pourrait coûter 125 millions d'euros par an.

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