Journée décisive pour la révision constitutionnelle avec le vote à l'Assemblée

Des députés français votent à main levée des amendements à la constitution à l'Assemblée nationale française à Paris, le 9 février 2016 [JACQUES DEMARTHON / AFP] Des députés français votent à main levée des amendements à la constitution à l'Assemblée nationale française à Paris, le 9 février 2016 [JACQUES DEMARTHON / AFP]

Après des semaines de débats enflammés, la journée de mercredi s'annonce décisive pour la réforme constitutionnelle voulue par François Hollande après les attentats du 13 novembre, avec un vote solennel de l'Assemblée sur lequel l'exécutif affiche sa "confiance", mais dont l'issue reste incertaine.

En cas de rejet par les députés, ce serait la fin du parcours parlementaire de ce projet de loi de "protection de la nation" que l'exécutif espère voir adopté lors d'un nouveau Congrès à Versailles pour inscrire dans la loi fondamentale le régime d'exception de l'état d'urgence et la mesure de déchéance de nationalité pour les auteurs de crimes et délits terroristes.

Le vote des députés sur l'article 1 sur l'état d'urgence s'était fait avec une marge confortable lundi avec 103 voix contre 26, mais celui sur la déchéance de nationalité, qui cristallise les débats, a fait l'objet d'un vote nettement plus serré mardi soir avec seulement 14 voix d'avance (162 voix contre 148).

Et la plupart des groupes n'ont pas voulu ou pu annoncer clairement leur position avant le vote solennel prévu après les questions au gouvernement. Les deux partis qui ont les clés de cette réforme, qui exigera in fine les voix de la droite, les socialistes comme Les Républicains, restent divisés.

L'UDI penche plutôt pour un vote favorable, les radicaux de gauche ont dit attendre l'issue des débats, les écologistes sont partagés mais plutôt contre, seul le Front de gauche faisant bloc dans un rejet "frontal".

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