Sarkozy : «on ne peut garder 29% d’une communauté qui réclame la charia»

Nicolas Sarkozy, photographié ici le 9 juin 2016, était l'invité de la matinale d'Europe 1. [PHILIPPE LOPEZ / AFP]

Invité ce lundi 26 septembre de la matinale d'Europe 1, Nicolas Sarkozy, s'appuyant sur une récente étude de l'institut Montaigne consacrée aux musulmans de France, a jugé qu'on ne pouvait pas «garder 29% d'une communauté qui se trouve tentée par la charia».

«La dernière étude d'une fondation privée, l'Institut Montaigne, est extrêmement préoccupante» : «un quart des plus jeunes musulmans sont tentés par une forme de radicalité». «Il n'y a aucune hystérie là-dedans», a ajouté l'ancien chef de l'Etat sur Europe 1.

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Nicolas Sarkozy réaffirme, par ces propos, son objectif d'«assimilation» de l'immigration. «La réalité est là : l'intégration républicaine n'a pas fonctionné, ne fonctionne pas, il faut passer à l'assimilation. On ne peut pas garder 29% d'une communauté qui se trouve tentée par la charia, ou alors on est irresponsable», a estimé le candidat à l'Elysée via la primaire de la droite (20-27 novembre).

«Cet amalgame (entre musulmans et terroristes, ndlr) est scandaleux, mais tous les amalgames le sont ! Parce que l'hystérie que j'observe, c'est que quand on prononce le mot islam on est immédiatement accusé d'être islamophobe. C'est pas de l'hystérie ça ?» a poursuivi le chef des Républicains.

L'enquête de l'institut Montaigne sur «l'islam français»

L'enquête de l'Ifop pour l'Institut Montaigne sur les Musulmans de France a distingué trois grands groupes, en fonction des pratiques des personnes sondées, de leur attachement à la laïcité, au port du voile ou à la viande halal.

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Le premier groupe, largement majoritaire avec 46%, compte des musulmans «soit totalement sécularisés, soit en train d'achever leur intégration» sans renier leur religion. Un deuxième groupe, représentant 25%, est plus pieux et plus identitaire tout en rejetant le voile intégral.

Le dernier groupe, que l'Ifop évalue à 28%, réunit des croyants qui ont «adopté un système de valeurs clairement opposé aux valeurs de la République», s'affirmant «en marge de la société». Les jeunes, les moins insérés dans l'emploi et les convertis sont les plus disposés à adhérer à ce modèle, jusqu'à 50%, avait souligné l'étude.

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