«Ecoutes» présumées : Urvoas dénonce une «volonté de manipulation»

Le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas le 26 février 2017 à Paris [GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP/Archives] Le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas le 26 février 2017 à Paris [GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP/Archives]

Le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas a estimé lundi que les commentaires sur de possibles écoutes de François Fillon ou de Marine Le Pen par l'exécutif relevaient «au mieux de la pure spéculation et au pire d'une volonté de manipulation de la réalité».

«De tels comportements masquent mal le refus évident de rendre des comptes à la justice», a asséné le garde des Sceaux dans un communiqué où il souligne qu'en «matière judiciaire, les interceptions de communications sont des actes d'enquête dont la mise en œuvre relève de la seule décision des magistrats indépendants chargés de l'enquête».

Depuis 2012 l'exécutif n'est intervenu «en aucune manière dans le cours des procédures judiciaires», a-t-il ajouté, rappelant qu'une loi du 25 juillet 2013 interdisait dorénavant au garde des Sceaux de donner des instructions dans des affaires particulières. Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, a dit lundi croire comme François Fillon à des «écoutes» du «pouvoir». Le candidat des Républicains avait jugé samedi «probable» qu'il soit sur écoutes.

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