Houellebecq pense qu'il pourrait "être utile" à l'Académie française

L'écrivain Michel Houellebecq, auteur du roman "Soumission".[PATRIK STOLLARZ / AFP]

L'écrivain Michel Houellebecq, auteur du roman "Soumission", a fait part de son intérêt pour entrer à l'Académie française en estimant qu'il pourrait "être utile" à l'institution du Quai de Conti, mardi lors d'un entretien sur RTL.

 

Alors qu'on l'interrogeait sur le soutien d'Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie française, Michel Houellebecq a répondu: "l'Académie française oui, c'est gentil. En même temps, ils ont déjà eu des problèmes avec (Alain) Finkielkraut. Il y a eu des polémiques, je ne sais pas si je vais leur imposer ça tout de suite".

"Je pense que je pourrais être utile sur certains mots. J'aurais des opinions. Oui, éventuellement, je pourrais être un candidat valable", a ajouté l'auteur. Alain Finkielkraut, auteur en 2013 d'un essai à succès sur l'identité nationale et l'immigration, "L'identité malheureuse", a été élu le 10 avril 2014 à l'Académie française au fauteuil de Félicien Marceau, dès le premier tour, en dépit de la polémique qui avait précédé le scrutin.

La candidature du polémiste anticonformiste, taxé de réactionnaire par ses détracteurs, avait divisé le petit monde feutré du Quai de Conti: personnalité "trop clivante", jugeaient en coulisses les académiciens opposés à son élection, certains allant jusqu'à évoquer l'entrée à l'Académie du Front national.

Mercredi dernier, lors d'un entretien à la télévision suisse RTS Hélène Carrère d'Encausse s'était montrée enthousiaste à l'idée d'une candidature de Michel Houellebecq. "Je trouverais ça bien. Je le soutiendrais, simplement je ne sais pas si cela correspond à son désir", avait-elle déclaré.

"Houellebecq est un grand écrivain (...) il nous raconte notre temps. C'est un sociologue de notre temps (...) En grossissant le trait, il voit les grandes tendances. C'est ce qui rend son livre extrêmement intéressant", avait ajouté le secrétaire perpétuel de l'Académie française. Interrogée par l'AFP, l'institution fondée en 1635 par Richelieu a fait savoir que ses 40 fauteuils étaient "tous pourvus".

"Un fauteuil doit être vacant pour recevoir officiellement les candidatures", a-t-on ajouté de même source. L'Académie est chargée de veiller au respect de la langue française et d'en composer le dictionnaire. Elle attribue aussi des prix, dont le Grand prix du roman, décerné cette année le 30 octobre.

Elle décrypte aussi en ligne les pièges du français sur sa page "Dire, ne pas dire" et répond aux questions des internautes.

 

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