30 septembre : Saint Jérôme

Un vitrail.[AFP]

Quel caractère ! Pour Jérôme, toute occasion est bonne pour fustiger le clergé, les veuves romaines, le préfet de la ville, et même le futur pape. Bref, tout ce qui est politiquement correct lui est insupportable.

Le pape Damase reconnaît la valeur de son secrétaire particulier Jérôme, sa droiture et sa grande intelligence. Il préfère donc qu’il se consacre, loin de Rome pour éviter les scandales, à un travail de longue haleine. La traduction de la Bible en latin, plus personne ne comprenant parfaitement le grec et l’hébreu. Travail colossal. Jérôme s’y attelle sans relâche depuis Bethléem. Sa traduction fait toujours loi. Il a la gloire unique d’avoir laissé à l’Eglise cette version célèbre appelée la Vulgate. On dit de lui : «Il travaillait vite et bien, il produisait comme il respirait.» De la Terre sainte, il ne peut s’empêcher d’écrire des lettres virulentes à l’aristocratie romaine. Quelques grandes matrones de l’Aventin le suivent en Palestine. C’est lui qui fait ajouter la doxologie «Gloria Patri…» à la fin de la récitation de chaque psaume. Né en Slovaquie, de parents riches et illustres, il meurt en 420 à Bethléem, à 90 ans. Son corps a été ramené à Rome, dans la basilique Sainte-Marie-Majeure. Il est docteur de l’Eglise. C’est le Patron des exégètes et des traducteurs.

Courte prière de saint Jérôme :

«Seigneur, préservez ma bouche des paroles vaines et des conversations mondaines.»

Éphéméride du 30 septembre :

En 1454, Gutenberg (1395-1468), imprime à Mayence, dans le Saint Empire romain germanique, son premier livre : la Bible en deux volumes. L’Ancien Testament occupe le premier volume et une partie du second, qui contient aussi l’ensemble du Nouveau Testament. Criblé de dettes, s’il l’imprime en premier, c’est parce qu’il pense que c’est le seul livre qui se vendra. Elle est le premier grand livre imprimé en caractères mobiles dans le monde occidental. Elle reproduit le texte de la Vulgate traduite par saint Jérôme. Imprimée à cent quatre-vingts exemplaires, en partie sur parchemin et sur du papier italien, elle fut vendue par souscription, surtout aux monastères. Il en reste aujourd’hui quarante-huit exemplaires. En France, la Bibliothèque nationale de France en possède trois exemplaires.

 

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