14 mars : Sainte Mathilde

Une statue de Sainte Mathilde, à Quedlinbourg, en Allemagne.[CC / Thomas Wozniak]

«C’est pour moi une grande consolation que de constater combien mes fils commencent à bien s’entendre en me persécutant ! J’aurais au moins la joie de les voir unis !»

Elle souffre tant de la division de ses enfants depuis la mort de leur père, l’empereur d’Allemagne. Mathilde s’était mariée à Henri de Saxe et assumait son rôle d’impératrice. Elle fonde des abbayes et soulage les pauvres.

Veuve après vingt-cinq ans d’un mariage heureux, elle assiste aux querelles de la cour. Accusée à tort de dilapider les biens de l’Etat, ses enfants l’exilent dans un monastère. Ils se rendent vite compte que sans ses conseils avisés, ils ne peuvent gouverner. Ils demandent pardon et lui redonnent sa place. Trois ans avant sa mort, la diète de Cologne la proclame «symbole de l’unité familiale». Elle se retire dans un monastère et meurt le 14 mars 968.

Belle parole de l’empereur Henri mourant à sa femme Mathilde :

«Mathilde chérie, souventes fois, tu nous rappelas d’iniquité à justice.»

Courte prière de Mathilde :

«Bon Jésus, quiconque vous regarde, tout déchiré et tout étendu sur une croix, si dure, peut-il avoir une bouche, un cœur et une âme pour se plaindre ? Merci Seigneur !»

Éphéméride du 14 mars :

En 1558, Charles Quint (1500-1558), épuisé par la maladie et contrarié par tant d’oppositions et par les luttes de la Réforme, fait nommer son frère Ferdinand empereur romain germanique. L’austère pape Paul IV (1476-1559) conteste la validité de cette élection. Il ne couronnera pas Ferdinand. Ce dernier se passe de cette cérémonie.  La colère du pape n’impressionne plus personne. Le chancelier Held écrit : «Autrefois, on redoutait l’excommunication papale autant que la mort. Maintenant, on en rit.» A la mort de Paul IV, l’année suivante, le pape Pie IV confirmera l’élection de l’empereur. Ce dernier tenta de réconcilier protestants et catholiques.

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