11 avril : Saint Stanislas

Saint Stanislas[DR]

Stanislas devient archevêque de Cracovie, en Pologne. Seule la haine du roi Boleslas trouble son ministère.

Lors d’un procès l’opposant à Boleslas, qui le calomnie et lui réfute une propriété achetée sans acte notarié à un nommé Pierre, Stanislas annonce : «Comme témoin de la vérité, je produirai ledit Pierre en personne.» Or, Pierre était mort trois ans avant. Pourtant, au jour du procès, Pierre est là, témoigne en faveur de Stanislas, et retourne à sa sépulture. Boleslas est terrifié et son procès perdu. Il finit par assassiner Stanislas en pleine messe, en 1079, et fait découper ses quatre membres à la scie.

Pour ce crime, le peuple le hait et il s’enfuit en Hongrie. Le meurtrier se convertit pourtant et finit sa vie comme frère convers chez les bénédictins. Stanislas fut canonisé à Assise en 1254, il est le patron des Polonais.

Hommage de Jean-Paul II à saint Stanislas :

«Stanislas défendit la liberté, droit fondamental de chaque homme et qu’aucun pouvoir, sans violer l’ordre établi par Dieu lui-même, ne peut ôter à personne sans raison.»

Courte prière inspirée de Pie XII :

«Saint Stanislas, fais que notre confiance soit plus solide que le roc, notre espérance plus brillante que le soleil.»

Éphéméride du 11 avril :

En 1712, l’exégète Richard Simon (fondateur de l’exégèse biblique moderne) meurt à Dieppe, sa ville natale, à 74 ans. Il consacre sa vie à l’étude critique de la Bible. Prêtre oratorien, il aura de nombreux adversaires. Protestants et juifs qui font une lecture plutôt littérale de la Bible s’opposent à lui.

Mais son caractère difficile l’amène également à de nombreuses cabales et persécutions : poursuivi par les jansénistes de Port-Royal, par Bossuet, qui fait détruire les 1 300 exemplaires de son Histoire critique du Vieux Testament. L’animosité de sa communauté la lui fait quitter. «Rempli d’amertume et de dégoût», il devient desservant du petit village de Bolleville.

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