Thomas Sotto, marathon man de l'info

Accompagné de Julie, Laurent Cabrol et toute la rédaction d’Europe 1, Thomas Sotto anime La Matinale de 6h30 à 9h Accompagné de Julie, Laurent Cabrol et toute la rédaction d’Europe 1, Thomas Sotto anime La Matinale de 6h30 à 9h [Christophe Guibbaud/Capa Pictures/Europe 1]

Anchorman de La Matinale d’Europe 1, Thomas Sotto s’astreint à une vie monastique pour livrer chaque jour avec dynamisme et rigueur 2h30 d’info, d’analyses et de bonne humeur.

L’exercice de la matinale est sûrement fatigant sur la longueur. Comment faites-vous pour tenir le coup ?

Je suis le mec le moins structuré et le plus bordélique, mais qui a la plus belle vie de moine du monde. C’est-à-dire que si je m’écoutais je me coucherais tard, je ne ferais pas de sieste, je mangerais n’importe quoi, mais là - moi qui ai toujours été frustré d’avoir été nul en sport - j’ai l’occasion d’avoir une sorte de challenge qui s’apparente à une compétition sportive, donc je fais ma sieste, je me couche tôt, je suis raisonnable. J’apprends la raison par nécessité et c’est assez marrant. C’est un peu un rôle de composition. Et il y a un truc tout bête, comme je n’ai pas le temps de faire du sport, je fais du Velib’.

Avez-vous des rituels avant de prendre l’antenne ?

Je me sens rassuré quand j’ai ma banane avec moi. Je n’ai pas vraiment de rituel. Quand j’étais en télé j’avais un toc, il fallait absolument que j’aille me laver les dents avant d’aller en plateau. Mon hygiène dentaire n’est pas plus contestable aujourd’hui rassurez-vous, mais je n’ai plus besoin de le faire avant d’entrer en studio.

Il y a un gri-gri quand même, cette montre orange que vous portez tous les jours…

C’est quand même une Swatch à 40 balles qui est devenue une vedette malgré elle. Il y a parfois des gens qui me reconnaissent à ma montre.

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La préparation de l’émission est faite la veille mais tout peut bouger d’un instant à l’autre ?

Elle est faite en partie la veille et en partie la nuit et tout bouge, je vous vous le confirme. C’est d’ailleurs ce qu’il y a de plus excitant, quand tout bouge à la dernière seconde.

Jamais de panique ?

Non jamais, j’adore quand ça bouge. J’ai la chance d’être assez hermétique au stress donc ça me plaît au contraire. J’ai l’impression que je suis en train de jouer la finale de Roland-Garros, une petite adrénaline en mode «ça y est je l’ai ma compète».

En parlant compétition, vous êtes un grand fan de Federer… 

Absolument. Cette année je peux vous annoncer que nous recevrons Roger Federer. Il ne le sait pas encore.

Il ne pourra pas refuser vu la pression qui pèse sur ses épaules !

Il ne peux plus parce que il y a quand même eu un appel de François Hollande qui lui dit de venir sur Europe 1, il y a eu un appel de Woody Allen qui lui dit de venir sur Europe 1... Il y a même une pétition sur change.org.

Sur votre compte Twitter on voit que vous êtes un amoureux de sport, mais aussi de la Grèce...

J’adore la Grèce, c’est l’antithèse de ma vie noyée dans le news ici. Là-bas je regarde pousser les arbres et ça me va très très bien. C’est le temps lent qui passe trop vite la Grèce.

Twitter révèle que vous êtes légèrement "amoureux" de Nikos Aliagas aussi…

Avec Nikos on a un deal : je mets des tweets gentils sur lui et en échange il me rapporte des papadopoulos et des gâteaux grecs. Je tweete pas mal sur lui parce que c’est quelqu’un d’hors normes. On a un peu la Grèce en commun, même s’il la connaît mieux moi.

Vos «concurrents», Patrick Cohen (France Inter) et Yves Calvi (RTL), interviennent à la télé (dans C à vous pour le premier, sur LCI pour le second). Est-ce que vous vous n’avez jamais envie d’y revenir (Thomas Sotto a notamment travaillé à Direct8, BFMTV et M6 à la présentation de Capital) ?

J’ai toujours aimé la télé, je n’ai jamais craché dans la soupe (rires). J’ai quelques idées de télé, mais pas pour tout de suite. Ce sont des projets sur lesquels je travaille. Le moment venu, oui, je retournerai à la télé. Moi, ce que j’aime, c’est mon métier. Qu’il soit fait à la télé ou à la radio, peu importe. J’irai toujours où je sens que je peux m’exprimer et faire ce que j’aime. Mais peut-être qu’un jour je ferai radicalement autre chose, parce que le «hot news» c’est passionnant mais c’est aussi un exercice qui est extrêmement exigeant. J’irai peut-être sur des choses qui sont plus «infotainment». Pourquoi pas ?

 

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