Ebola : un test pour diagnostiquer le virus en 15 minutes

Aperçu du test ezyscreen. Aperçu du test ezyscreen. [© CEA]

Des chercheurs français du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) ont développé un test de diagnostic rapide du virus Ebola. A partir d'une goutte de sang, de plasma ou d'urine, ce dernier peut donner un résultat en moins de 15 minutes.

 

Baptisé eZyscreen, ce test va permettre aux équipes sur le terrain de diagnostiquer le virus Ebola en un temps record et sans matériel spécifique, souligne le CEA dans un communiqué. Une avancée non négligeable alors que les tests utilisés actuellement prennent plus de deux heures et doivent être pratiqués exclusivement en laboratoire.

De la taille d'un ticket de métro, eZyscreen a un fonctionnement semblable à un test de grossesse. Après le prélèvement d'une goutte de sang, de plasma ou d'urine, une bande colorée apparaitra si le résultat est positif.

Le test est "capable de donner une réponse en moins de 15 minutes pour tout patient présentant des symptômes de la maladie", précise le communiqué du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives.

 

 

7_vue_des_kits_testes_0.jpg

© F.Gallais, CEA/DSV/LICB

 

En outre, eZyscreen est "plutôt un test de diagnostic positif". Ainsi, si le résultat est négatif, il devra tout de même être vérifié "par les techniques de référence", expliquait mardi 21 octobre le scientifique Laurent Bellanger à l'occasion d'un point sur la recherche sur Ebola organisé par l'Aviesan (alliance pour les sciences de la vie et de la santé) à Paris.

 

Propotype disponible fin octobre

Développé dès la mi-août par une équipe de chercheurs à Marcoule, le test a ensuite été validé par le laboratoire de haute sécurité microbiologique de niveau P4 Jean Mérieux à Lyon (Inserm) sur la souche du virus Ebola présente en Afrique de l'ouest.

D'autres évaluations doivent être menées avant une phase d'industrialisation par la société française Vedalab, leader européen des tests rapides.

Un prototype sera ensuite disponible dès la fin mois d'octobre pour une évaluation clinique sur le terrain, indique le CEA. 

 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles