"L'hormone de l'amour" atténuerait les effets de l'alcool

Une étude australienne menée sur des rats a démontré les effets de l'ocytocine sur les effets de l'alcool. [Jason Snyder/Flickr]

Des chercheurs australiens auraient démontré que l'ocytocine, "l'hormone de l'amour", peut atténuer les effets de l'alcool au travers d'une expérience menée sur des rats. On ne sait si ces observations sont valables pour les humains.

 

Des chercheurs de l'Université de Sydney ont tenté de démontrer les effets de l'ocytocine, aussi appelée "hormone de l'amour", sur les troubles moteurs dûs à une alcoolisation excessive. Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont injecté cette hormone directement dans les cerveaux de rats alcoolisés. Cet échantillon a ensuite été comparé avec un autre échantillon de rats alcoolisés, mais qui n'avaient pas subi d'injection d'ocytocine.

Les résultats ont établi que les rats sous alcool et ocytocine n'ont pas présenté de défaut de coordination lors des tests de sobriété, contrairement aux rats alcoolisés et sans hormone, totalement désorientés.

"L'alcool affecte la coordination des gestes en inhibant l'activité de régions cérébrales responsables du contrôle moteur. L'ocytocine supprime ces effets à tel point qu'il est impossible de dire de par leur comportement si les rats étaient en fait ivres", a souligné Michael Bowen, l'un des auteurs de cette étude parue dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

 

Une hormone miracle ?

L'ocytocine était déjà connue pour ses vertus sociales. D'autres chercheurs tentent à leur tour de montrer les bienfaits de cette hormone, cette fois-ci sur l'autisme.

Son impact sur les effets de l'alcool reste à être étudiés sur les humains. Mais que ceux qui manifestent un tropisme particulier pour la bouteille ne s'illusionnent pas : l'ocytocine ne réduit pas la série de troubles physiologiques que génère une consommation excessive d'alcool, chronique ou ponctuelle.

 

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