Le "super-déo" : l'arme de demain contre les odeurs

Demain, l'arme absolue contre les odeurs d'aisselles ? [CC / FuManJew]

Les odeurs qui émanent des aisselles sont parfois insoutenables. Malgré tous les efforts des fabricants, elles finissent toujours par vaincre les déodorants les plus sophistiqués. Mais cette fatalité pourrait bientôt appartenir au passé.

 

En stick ou en spray, les "déos" s'attaquent aux conséquences d'un phénomène biologique universel : les mauvaises odeurs dues à la sudation. La zone confinée et chaude des aisselles devient en effet un vrai bouillon de culture en cas d'humidification et donne lieu à des phénomènes de macération malodorante.

Mais jusqu'à présent, l'agent responsable du déclenchement de cette macération n'avait pas été identifié avec précision. Si bien que les déodorants les plus courants sont essentiellement condamnés à dissimuler les effets de la fermentation. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si l'on surnomme souvent les déodorants "cache-misères".

 

Thioalcools

Une révolution s'annonce pourtant et pourrait changer le quotidien de ceux qui sont particulièrement sujets à ces phénomènes, mais aussi de leurs "victimes" qui subissent parfois de véritables calvaires, comme dans les rames de métro bondées en plein été.

En effet, des chercheurs de l'université de York (Royaume-Uni), financés par le groupe Unilever, pensent avoir identifié avec précision les bactéries responsables de la macération : c'est en proliférant sur les protéines de sucre contenues dans la transpiration qu'elles sécrèteraient via une protéine spécifique des thioalcools malodorants.

 

Ciblage spécifique

La solution s'impose donc d'elle-même : créer des déodorants qui ne visent pas à masquer les odeurs pour les plus sommaires, à éliminer toutes les bactéries, pour les plus radicaux, ou à bloquer les glandes sudoripares pour les plus sophistiqués, mais à supprimer de manière très spécifiques les quelques bactéries qui générent les thioalcools problématiques.

Se pulvériser du bactéricide sous les bras n'a en soit rien de très attrayant, mais cette action pourrait définitivement supprimer les odeurs qui se dégagent des aisselles de femmes et des hommes, qu'on l'on dit proches de celles des oignons pour les premières, et du fromage pour les seconds. Tout en préservant les bactéries utiles qui vivent à la surface de la peau.

 

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