Comment les températures influencent-elles notre humeur ?

Des températures comprises entre 10 et 21 degrés Celsius seraient plus favorables au sentiment de bonne humeur. [Thomas Bresson / Wikicommonse].

Selon une étude de l’université de Berkeley en Californie (Etats-Unis), si la mauvaise humeur et le sentiment de tristesse sont plus forts à mesure que le thermomètre baisse, ces sentiments sont encore plus accentués par temps de fortes chaleurs.

Chaleur n'est ainsi pas synonyme de bonheur à en croire les conclusions du professeur Patrick Baylis. Selon ses travaux, pour être de bonne humeur, il faut que la météo offre des températures très exactement comprises au-dessus de 10 degrés Celsius, mais ne dépassant pas les 21 degrés Celsius.

En dessous nous serions de mauvaise humeur voire tristes mais, plus surprenant, ces sentiments négatifs seraient encore plus forts et les personnes impactées plus nombreuses lorsque la température flambe.

Pour arriver à cette conclusion, Patrick Baylis et son équipe ont analysé plus d’un milliard de messages postés sur le réseau social Twitter et les ont comparé aux températures de la zone géographique depuis laquelle ils avaient été émis. Les scientifiques se sont ensuite intéressés à l’utilisation des mots à connotation négative ou positive qui accompagnaient ces messages.

De leur aveu, la méthode qu’ils ont utilisée peut laisser place à de mauvaises interprétations sur le plan individuel mais, pris dans leur ensemble, les messages sont plus fiables et ont une vraie portée scientifique.

Des résultats utiles pour ajuster la productivité 

Le professeur Baylis explique que son étude pourrait permettre de mieux appréhender les bouleversements que connaîtra la productivité économique de la planète face au changement climatique.

Les températures mondiales ont augmenté en moyenne de 0,8 degrés Celsius depuis les premiers relevés de températures de 1880 et elles devraient continuer à grimper dans les décennies à venir.

Le professeur Baylis emploie cette image dans son rapport : «les prochaines modifications des températures dues au réchauffement climatique pourraient avoir pour effet de remplacer chaque samedi et dimanche de l’année avec un lundi.»

Comprenez par là : plus les températures vont augmenter, plus les salariés devront travailler pour maintenir la productivité économique. 

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