Pollution : l’environnement dégradé tue 1,7 million d’enfants chaque année

L'OMS rappelle que 10 % des habitants sur terre n’ont pas accès à l’eau potable. [PRAKASH SINGH / AFP]

Un constat accablant. La pollution est responsable, chaque année, de la mort de 1,7 million d’enfants de moins de 5 ans, selon deux études de l’OMS rendues publiques lundi.

La pollution de l’air, le tabagisme passif, la consommation d’eau souillée et le manque d’installations sanitaires et d’hygiène sont notamment désignés par les études de l’Organisation mondiale de la santé rapportées par Le Monde.

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Outre ces pollutions dites «traditionnelles» et identifiées depuis de nombreuses années, l’OMS s’alarme de la montée de dangers environnementaux «émergents», liés à l’activité industrielle et au changement climatique. Ses premières inquiétudes concernent la toxicité des produits chimiques d'usages courants, des pesticides, mais aussi la présence de perturbateurs endocriniens se retrouvant dans la chaîne alimentaire.

200.000 décès d’enfants de moins de 5 ans dus au paludisme

Selon le document, 570.000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque année de maladies respiratoires imputables à la pollution intérieure et extérieure et au tabagisme passif, 361.000 succombent à des diarrhées aiguës dues au manque d’hygiène, à l’absence d’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires, tandis que 270.000 autres ne survivent pas à leur premier mois d’existence parce qu’ils sont prématurés, qu’ils ont contracté des maladies évitables lorsqu’on bénéficie d’eau potable, de sanitaires, de structures de santé ou que l’air que l’on respire est moins vicié.

Le rapport recense également 200 000 décès d’enfants de moins de 5 ans dus au paludisme, et 200.000 autres imputables à des intoxications, à des chutes ou à des noyades liées à un environnement inadapté. Par ailleurs, la pollution intérieure des foyers provoque le décès de 531.000 enfants de moins de 5 ans par an ainsi que des affections chroniques respiratoires, maladies pulmonaires, cancers et autres pathologies. Et 306.000 enfants sont morts du paludisme en 2015.

Des décès pouvant être évités

La plupart de ces maladies pourraient ainsi être réduites par un accès plus équitable à l’eau potable et aux combustibles propres. Selon ces études, 26 % des 5,9 millions de décès d’enfants de moins de 5 ans recensés en 2015 auraient pu être évités par la prise en compte et le traitement des risques environnementaux.

L'OMS rappelle que 10 % des habitants sur terre n’ont pas accès à l’eau potable, dont le tiers est également privé d’infrastructures sanitaires.

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