Le GP de France ne coûtera rien à l'Etat assure Fillon

Le retour d'un Grand Prix de France au calendrier de la Formule 1 "ne coûtera rien à l'Etat", a affirmé le Premier ministre François Fillon, vendredi sur le circuit Paul Ricard HTTT, en évoquant le montage financier prévu pour organiser à nouveau ce Grand Prix en 2013.[AFP]

Le retour d'un Grand Prix de France au calendrier de la Formule 1 "ne coûtera rien à l'Etat", a affirmé le Premier ministre François Fillon, vendredi sur le circuit Paul Ricard HTTT, en évoquant le montage financier prévu pour organiser à nouveau ce Grand Prix en 2013.

"Une négociation est en cours avec les autorités de la F1", la société Formula One Management (FOM) de Bernie Ecclestone. L'écart est "d'environ deux millions d'euros" et "nous sommes extrêmement proches d'aboutir", a confié M. Fillon, lors d'un point presse sur le circuit varois.

Le coût d'un tel événement, tous les deux ans, en alternance avec un autre Grand Prix mais pas forcément celui de Belgique, sera supporté en partie par les collectivités locales du Var "qui se sont engagées formellement, c'est signé", ainsi que par des partenaires privés réunis au sein d'un Groupement d'intérêt public (GIP), a confirmé M. Fillon.

Cet "engagement très fort" des collectivités locales, notamment le département du Var et la Communauté urbaine de Toulon Provence Méditerranée, représentée vendredi par son président, l'ex-ministre Hubert Falco (UMP), permettra "d'éviter que l'Etat n'intervienne directement dans le financement du projet", a-t-il ajouté.

L'Etat "apportera sa caution" au sein de ce GIP, a souligné le Premier ministre, et en fera donc partie, aux côtés aussi de la Fédération française du sport automobile (FFSA), sur le modèle du schéma utilisé pour la Coupe du monde de rugby en France en 2007.

Le plan de financement est "extrêmement réaliste", grâce à une "structure publique transparente", a ajouté M. Fillon pour qui un GP de F1 est un événement "très important pour notre pays et notre industrie automobile".

"Pourquoi croyez-vous que tous les pays émergents se battent pour organiser un GP de F1 ?", a lancé le Premier ministre.

M. Fillon a aussi évoqué la situation financière de la France et l'objectif de réduction des déficits: "Symboliquement, il ne serait pas acceptable de subventionner un Grand Prix de F1, comme c'était le cas dans le passé sur le circuit de Magny-Cours", a-t-il affirmé.

Il fait ainsi allusion aux Grands Prix de France organisés dans la Nièvre avec le soutien de l'ex-président François Mitterrand et des collectivités locales socialistes.

Enfin, selon M. Fillon, le retour de la France au calendrier de la F1 ne devrait pas être perturbé par la prochaine élection présidentielle: "Je ne vois pas un gouvernement quel qu'il soit renoncer à une manifestation qui ne lui coûte rien", a-t-il conclu, avant de repartir, en voiture, pour une réunion électorale à Toulon.

Vous aimerez aussi

Automobile Fernando Alonso ne disputera pas la saison 2019 de Formule 1
Environnement L'as de la Formule 1 Lewis Hamilton profite de ses vacances pour nettoyer une plage
L'Australien Daniel Ricciardo sous les couleurs de l'écurie Red Bull lors des essais du Grand Prix de Hongrie, le 27 juillet 2018 à Mogyorod, près de Budapest [FERENC ISZA / AFP/Archives]
Sport automobile Formule 1 : l'Australien Daniel Ricciardo quitte Red Bull pour Renault en 2019

Ailleurs sur le web

Derniers articles