NBA, la course à l’armement

Dwight Howard En recrutant le pivot d'Orlando Dwight Howard, les Los Angeles Lakers ont frappé les plus forts.[AFP]

Victorieux une nouvelle fois du tournoi olympique de basket-ball, les Etats-Unis se tournent désormais vers la prochaine saison de NBA. A deux mois des premiers affrontements, les grands favoris et leurs outsiders préparent leurs munitions. Passage en revue des forces en présence.

Ils sont en pole position

Honneur au vainqueur. Champion en titre, le Miami Heat est le premier candidat à sa propre succession. Lebron James, auteur de JO royaux, est au sommet de son art, et sa première bague de champion au doigt l’a définitivement mis sur orbite. Ses acolytes Dwyane Wade et Chris Bosh, absents à Londres, auront eu tout l’été pour se refaire une santé. Le vétéran Ray Allen, venu prendre le soleil à South Beach depuis Boston, ajoutera quant à lui son expérience. Mais à 4000 kilomètres de là, un autre arsenal est déjà en place, celui des Los Angeles Lakers.

Les Angelinos viennent de réussir le gros coup de l’été en ramenant voici quelques jours dans leurs filets Dwight « Superman » Howard. Considéré comme le pivot dominant de la ligue, l’ancien pensionnaire d’Orlando marche sur les traces de Shaquille O’Neal pour venir renforcer la franchise de Kobe Bryant. Ajoutons à ce duo Pau Gasol, gigantesque lors du tournoi olympique, et l’éternel Steve Nash, arrivé dans la Cité des Anges pour un dernier challenge. Absent des finales de conférence depuis deux ans, les Lakers voudront reprendre la main. Leur bourreau du printemps dernier, le Thunder d’Oklahoma City, veut quant à lui poursuivre sa progression.

Finaliste de la Conférence Est voici deux ans, finaliste NBA l’an dernier, la bande à Kevin Durant entend bien continuer son ascension vers les sommets. De retour de Londres, « KD », Russel Westbrook et James Harden vont retrouver un effectif stable, dont le manque d’expérience ne sera bientôt plus d’actualité. Restent les San Antonio Spurs, qui n’en finissent plus de surprendre malgré leur âge avancé. Auteurs d’une fin de saison tonitruante l’an dernier, les hommes de Greg Popovich n’ont plus rien à perdre ou à prouver. Le Big Three texan Parker – Duncan – Ginobili, auquel se greffe la colonie française Diaw – De Colo, pourrait être (une nouvelle fois) la bonne surprise de l’année. 

Ils auront leur carte à jouer

Finalistes à l’est au printemps dernier, les Boston Celtics ont perdu l’un des artisans du sacre de 2008, Ray Allen. Mais les guerriers Paul Pierce et Kevin Garnett sont toujours présents, emmenés par un Rajon Rondo qui détiendra plus que jamais les clés du camion vert. Et pour remplacer le sniper d’exception qu’était Allen, il suffit d’en prendre un autre. Champion en 2011, Jason Terry a transféré de Dallas à Boston ses talents d’artificier. Décimés par les blessures de Derrick Rose et de Joakim Noah à l’orée des play-offs la saison dernière, les Chicago Bulls vont enregistrer le retour du pivot français dans la raquette. L’effectif dense de Tom Thibodeau, auquel viennent se greffer l’ancien de la maison Kirk Hinrich et l’arrière italien de New Orleans Marco Belinelli, suit désormais jour après jour le rétablissement de son meneur MVP, attendu sur les parquets en 2013.

Epatants lors des derniers play-offs, les discrets Philadelphie Sixers pourraient continuer à étonner leur monde. Impliqués dans le trade à quatre bandes de Howard vers les Lakers, les coéquipiers de Jrue Holiday et d’Evan Turner voient notamment débarquer dans la raquette Andrew Bynum. Un argument de poids. Autres challengers de l’ombre prêt à briller, les Minnesota Timberwolves. La franchise de Minneapolis, au sein de laquelle Brandon Roy et Andreï Kirilenko viennent épauler Kevin Love, n’attend plus que son maestro Ricky Rubio.

Mais les ressuscités  Los Angeles Clippers de Chris Paul et Blake Griffin auront eux-aussi leur mot à dire, avec dans leur armurerie des cartouches à l’ancienne : Billups, Butler, Crawford, Hill et Odom sont prêts à tirer. Restent enfin les New York Knicks et leur trio Anthony – Stoudemire – Chandler, capable de tout. Le Madison Square Garden ne vibrera certes plus pour la « folie » Jeremy Lin, parti à Houston, mais récupère dans son vestiaire le vieux combattant Jason Kidd, champion 2011 avec Dallas.

Ils vont attirer l’œil

Goodbye New Jersey, Hello Brooklyn. Les Nets sont passés au printemps dernier de l’autre côté de Manhattan, espérant profiter de ce déménagement historique pour donner un nouvel élan à la franchise. Sous les yeux du rappeur Jay-Z, actionnaire du club, le médaillé d’or Deron Williams et l’arrière Joe Johnson, en provenance d’Atlanta, savent qu’ils sont attendus. Les New Orleans Hornets, enfin, vont tenter de rentabiliser au maximum le premier choix de la draft 2012, l’intérieur Anthony Davis, récent vainqueur aux JO. A ses côtés sera observé de près un autre petit nouveau dans la Ligue, Austin Rivers, le fils de Doc Rivers, le coach des Celtics.  

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