Le départ de Mourinho de Madrid ouvre la porte à Ancelotti

L'entraîneur du Real Madrid Jose Mourinho lors d'une conférence de presse à Madrid, le 2 avril 2013 [Javier Soriano / AFP/Archives] L'entraîneur du Real Madrid Jose Mourinho lors d'une conférence de presse à Madrid, le 2 avril 2013 [Javier Soriano / AFP/Archives]

L'officialisation lundi soir du départ de José Mourinho du banc du Real Madrid le 2 juin ouvre la porte à l'arrivée dans la capitale espagnole de Carlo Ancelotti, même si le Paris SG affiche toujours sa volonté de conserver l'entraîneur italien.

Le divorce attendu entre le technicien portugais de 50 ans et le club madrilène après trois années d'une collaboration tumultueuse ponctuée de seulement trois titres, dont un de champion d'Espagne, survient seulement 24 heures après qu'Ancelotti eut annoncé sa "volonté de quitter le club" parisien et que le Real Madrid faisait partie de ses "possibilités".

L'Italien est l'immense favori pour devenir le nouvel entraîneur du géant espagnol, même si le président du Real Florentino Perez a assuré lundi soir qu'il n'y avait "aucun accord" sur le nom du prochain entraîneur du Real ni "aucun pré-contrat" signé avec qui que ce soit, contrairement à ce qu'avait laissé entendre plus tôt le président du PSG.

"Je pense sincèrement qu'il a un pré-contrat avec le Real", avait déclaré lundi matin Nasser al-Khelaïfi à propos d'Ancelotti avant de mettre en garde le club madrilène, en rappelant que l'Italien de 54 ans était encore sous contrat à Paris jusqu'en 2014.

L'entraîneur parisien, en poste depuis fin 2011, doit en effet encore se libérer de sa dernière année de contrat dans la capitale pour succéder à Mourinho, qui devrait lui-même reprendre le siège laissé vacant par l'Espagnol Rafael Benitez dans son ancien club de Chelsea après avoir fini la Liga sur le banc du Real.

Et Ancelotti, remonté contre ses dirigeants qui avaient contacté d'autres techniciens alors qu'il était encore en poste, redoute encore un blocage motivé par des raisons plus politiques que sportives.

Soucieux de l'image de QSI, le propriétaire qatari du PSG, al-Khelaïfi a certes averti le Real, qui courtise son entraîneur depuis mars, mais tout en laissant la porte entre-ouverte à des négociations serrées.

"Pour chaque personne souhaitant interrompre son contrat, il y a des solutions juridiques et des négociations afin que tout se passe bien", a-t-il ainsi ajouté.

Al-Khelaïfi estime sûrement qu'en libérant son technicien contre le paiement de 7,5 millions d'euros correspondant à sa dernière année de salaire, il sauvera plus la face qu'en se livrant à un bras-de-fer quasiment perdu d'avance.

A Madrid, où un contrat de deux ans attend Ancelotti selon la presse espagnole, certains éléments peuvent toutefois freiner l'arrivée de l'Italien, double vainqueur de la Ligue des champions comme entraîneur avec l'AC Milan (2003, 2007) avec qui il l'avait déjà gagnée deux fois aussi comme joueur (1989, 1990).

D'abord, le Real ne veut pas payer de clause.

Ensuite, le président du club madrilène Florentino Perez, qui a annoncé lundi la convocation d'élections présidentielles pour le 16 juin, doit composer avec la défiance des socios à l'égard d'Ancelotti.

Si les obstacles sont levés, la première mission de "Carletto" sera de pacifier un vestiaire madrilène excédé par les querelles de pouvoir fomentées par Mourinho, qui n'a pas réussi à conquérir la 10e C1 attendue depuis 2002 par le Real et part sur une ultime humiliation avec une défaite en finale de la Coupe du Roi (2-1 a.p.) contre les voisins de l'Atletico Madrid, au terme de la "pire saison de sa carrière".

Le PSG se prépare de son côté activement à trouver un successeur à Ancelotti.

Son choix semble s'être porté sur Fabio Capello ou Rafael Benitez, approché par Leonardo.

Le premier, sélectionneur de la Russie et choix N.1, serait intéressé selon certaines sources et le PSG lui aurait demandé de se renseigner sur les conditions de sa libération par sa fédération.

Il possède une maison à Paris et sa venue pourrait inciter Zlatan Ibrahimovic et Thiago Silva, qu'il a dirigés à la Juventus et Milan, à rester à Paris.

Non conservé par Chelsea où il vient de remporter la C3 huit ans après avoir gagné la C1 avec Liverpool, Benitez est libre et son statut d'intérimaire peut plaire aux Qataris qui s'apprêtent à changer d'entraîneur pour la 3e fois en deux ans.

Mais les deux entretiennent des relations compliquées avec Leonardo et leur arrivée rognerait les prérogatives du directeur sportif brésilien, critiqué et contesté en interne.

Mais cela lui éviterait de se retrouver en première ligne, ce que QSI peut chercher à lui imposer s'il ne trouve personne... et si Leo n'est pas condamné trop lourdement après avoir bousculé un arbitre le 5 mai.

Dans son rapport de force avec les Madrilènes, Paris peut enfin et surtout essayer de profiter de la situation pour débaucher Cristiano Ronaldo, l'un des emblèmes de la maison blanche. A condition de convaincre aussi un joueur visiblement réticent malgré l'offre de 18 ME par an qui lui a été faite, selon des sources au PSG.

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