Monfils crée l'exploit, Tsonga et Gasquet passent sans forcer

Le Français Gaël Monfils lors du 1er tour de Roland-Garros contre le Tchèque Tomas Berdych. [MIGUEL MEDINA / AFP]

Gaël Monfils, 81e mondial, a créé l'exploit du jour à Roland-Garros en dominant le Tchèque Tomas Berdych, 6e mondial, en cinq sets 7-6 (10/8), 6-4, 6-7 (3/7), 6-7 (4/7), 7-5 au premier tour lundi.

Revenu dans le Top 100 ce lundi après son titre à Bordeaux et sa finale à Nice, le Parisien a battu son premier joueur du Top 10 depuis un an et demi pour atteindre le deuxième tour où il rencontrera le Letton Ernests Gulbis.

Malgré la fatigue accumulée ces derniers jours, Monfils a livré un combat dont il a le secret sur le Central.

Porté par un service très performant (26 aces), il a tenu le choc et n'a jamais cédé, même lorsqu'il a vu Berdych recoller à deux sets partout. En grand danger sur son service à 2-3, 0-40 dans le cinquième set, il a puisé dans ses dernières ressources pour coiffer son adversaire sous les yeux de toute sa famille et d'un public complètement retourné.

"Merci à vous tous, vous m'avez vraiment poussé. C'était un match très compliqué, je me suis battu, j'ai cru en moi jusqu'au dernier point. A chaque fois c'est magique ici", a commenté Monfils à chaud au micro de Cédric Pioline.

 

Monfils revient de loin

Absent l'année dernière à Paris, Monfils revient de très loin après avoir vécu une saison 2012 quasi blanche à cause d'une blessure à un genou.

Laborieux depuis son retour sur le circuit en janvier, relégué loin au-delà de la 100e place mondiale, il a fait reparler de lui ces deux dernières semaines avec une victoire dans le challenger de Bordeaux et une finale à Nice.

Il a décroché face à Berdych sa dixième victoire sur les onze derniers matches sur le Central où il a réussi ses meilleurs résultats en Grand Chelem.

Demi-finaliste en 2008, quart de finaliste en 2009 et 2011, Monfils a confirmé qu'il n'était jamais bon à prendre à Paris où, faute d'entraîneur, il peut compter sur le soutien de son père Rufin.

Jo-Wilfried Tsonga au premier tour de Roland Garros le 27 mai 2013 [Patrick Kovarik / AFP]
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Jo-Wilfried Tsonga au premier tour de Roland Garros le 27 mai 2013
 

Plus tôt, Jo-Wilfried Tsonga, tête de série N.6, s'est facilement qualifié en écrasant lundi le modeste Slovène Aljaz Bedene en trois sets 6-2, 6-2, 6-3. Le prochain tour devrait être un peu plus compliqué pour le N.1 Français, qui rencontrera Paul-Henri Mathieu ou le Finlandais Jarkko Nieminen.

Tsonga, demi-finaliste cette année à Monte-Carlo, a déroulé face à Bedene, 80e mondial, pour s'imposer en 1 heure et 45 minutes sur un service gagnant.

Il n'a connu qu'une petite alerte quand le Slovène a débreaké pour revenir à 3-4 dans le troisième set. Mais le Français a immédiatement repris le service adverse.

"Je suis content d'être passé", a déclaré Tsonga au micro du speaker. "C'était important de ne pas passer trop de temps sur le court, car ça va se compliquer. Donc sauver de l'énergie, c'est bien."

 

Benneteau également qualifié

Julien Benneteau, tête de série N.30, s'est qualifié pour le deuxième tour, en battant le Lituanien Ricardas Berankis en quatre sets 7-6 (7/5), 6-3, 5-7, 7-6 (7/5).

Le Français rencontrera l'Allemand Tobias Kamke au prochain tour. Il a bien réagi après un début de match difficile pour empocher les deux premiers sets. Mais il a laissé filer trois balles de match dans le troisième set à 5-4 en sa faveur.

Dès le début de quatrième set, Benneteau est sorti du court pour un long temps mort médical, souffrant apparemment de la hanche. Il s'est fait débreaker par Berankis, ancien champion du monde junior en 2007, qui a égalisé à 3-3 dans le quatrième set. Mais il s'est montré le plus solide dans le tie-break.

L'Espagnol Rafael Nadal lors du premier tour de Roland Garros le 27 mai 2013 [Miguel Medina / AFP]
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L'Espagnol Rafael Nadal lors du premier tour de Roland Garros le 27 mai 2013
 

L'Espagnol Rafael Nadal, septuple vainqueur de Roland-Garros, s'est qualifié dans la douleur pour le deuxième tour en battant l'Allemand Daniel Brands en quatre sets 4-6, 7-6 (7/4), 6-4, 6-3 lundi.

Le N.4 mondial a remporté sa 53e victoire en 54 matches à Roland-Garros mais a perdu pour la première fois de sa carrière le premier set dans un premier tour d'un tournoi du Grand Chelem.

En grande difficulté jusque dans le tie-break du deuxième set, il a sauvé l'essentiel mais sans jamais survoler les débats pour atteindre le deuxième tour où il rencontrera le Slovaque Martin Klizan ou l'Américain Michael Russell.

Poussé dans les bâches par les coups de fusil de Brands, en pleine réussite pendant deux sets avec son tennis à quitte ou double, Nadal a encore été mené 3-0 au tie-break avant de mater la rébellion du 59e mondial.

"Il a joué de manière incroyable, j'ai essayé de résister, de trouver mon rythme. Je suis content d'être passé", a commenté le Majorquin qui ne fera donc pas comme en 2008 et 2010, où il avait gagné le tournoi sans perdre un set.

Si Nadal n'a pas réussi une entrée en matière limpide, il serait cependant prématuré d'en tirer des enseignements trop hâtifs.

En 2011, il avait été poussé pour la première - et à ce jour dernière - fois dans un cinquième set à Roland-Garros, déjà au premier tour face à l'Américain John Isner, sans que cela ne l'empêche d'aller une nouvelle fois au bout.

Avec ses frappes surpuissantes et son gros service, Brands présentait, tout comme Isner mais aussi Robin Soderling, le seul homme à avoir battu Nadal à Roland-Garros, le profil de jeu qui gêne le plus le Majorquin.

Le Français Richard Gasquet après sa victoire au 1er tour de Roland-Garros contre l'Ukrainien Sergiy Stakhovsky, le 27 mai 2013, à Paris [Patrick Kovarik / AFP]
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Le Français Richard Gasquet après sa victoire au 1er tour de Roland-Garros contre l'Ukrainien Sergiy Stakhovsky, le 27 mai 2013, à Paris
 

De son côté, Richard Gasquet, tête de série N.7, s'est tranquillement qualifié en écrasant lundi l'Ukrainien Sergiy Stakhovsky en trois sets 6-1, 6-4, 6-3.

Le Français, qui avait atteint les 8e de finale l'an passé à Paris, aura un deuxième tour encore largement à sa portée face au Polonais Michal Przysiezny ou à l'Américain Rhyne Williams, deux joueurs issus des qualifications.

Face à Stakhovsky, un joueur solide même s'il est retombé au 101e rang mondial après avoir été 31e il y a trois ans, Gasquet s'est montré extrêmement appliqué. "Il m'avait déjà battu par le passé, donc je savais qu'il fallait que je sois attentif", a expliqué le Biterrois devant le public.

"Je suis content d'avoir gagné en trois petits sets", a-t-il ajouté. "Je me suis bien entraîné, je suis en forme physiquement, j'ai bien joué depuis le début de la saison. Je pense que c'est une année qui peut me réussir et je vais tout faire pour que ce soit le cas."

Gasquet, qui dispute son 10e Roland-Garros, a attaqué pied au plancher en jouant son meilleur tennis. Sérieux jusqu'au bout, il n'a concédé qu'une fois son engagement, alors qu'il servait pour le match. Il a conclu sur le service adverse dans la foulée.

Paul-Henri Mathieu lors du 1er tour de Roladn-Garros face au Finlandais Jarkko Nieminen, le 27 mai 2013, à Paris [Martin Bureau / AFP]
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Paul-Henri Mathieu lors du 1er tour de Roladn-Garros face au Finlandais Jarkko Nieminen, le 27 mai 2013, à Paris
 

En revanche, Paul-Henri Mathieu a été éliminé par le Finlandais Jarkko Nieminen après un nouveau match en cinq sets 6-4, 4-6, 7-6 (11/9), 4-6, 6-2, la spécialité du Français à Paris.

L'an passé, Mathieu avait ébloui Roland-Garros par son courage. Revenu quelques semaines plus tôt d'une grave blessure à un genou, il avait disputé trois matches en cinq sets avant d'être éliminé au troisième tour par l'Espagnol Marcel Granollers.

Il avait d'abord remonté un retard de deux sets à zéro au premier tour contre l'Allemand Bjorn Phau, puis avait passé 5h41 sur le court pour battre John Isner au deuxième tour, soit le deuxième match le plus long de l'ère Open (depuis 1968) à Paris. Il ne s'était ensuite incliné contre Granollers qu'après un nouveau combat de 3h56, toujours au cinquième set.

Contre Nieminen, un joueur de la même génération - ils ont tous les deux 31 ans -, Mathieu a fini par céder après un combat de 3h42, sur le même court N.1 où Granollers l'avait battu. Face au Finlandais, quart de finaliste cette année à Monte Carlo, le Français a laissé passer sa chance dans le tie-break du troisième set, où il a eu des balles de set.

Mathieu a connu un début de saison difficile, en raison de soucis personnels. Son épouse est atteinte d'un cancer et il essaie de continuer à mener une vie de joueur professionnel tout en étant à ses côtés pour la soutenir.

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