Rallye de l'Acropole: Ogier revient sur terre

Le Français Sebastien Ogier sur sa Wolkswagen Polo R WRC le 1er mai 2013 au rallye d'Argentine près de Cabalango, Cordoba [Diego Lima / AFP/Archives] Le Français Sebastien Ogier sur sa Wolkswagen Polo R WRC le 1er mai 2013 au rallye d'Argentine près de Cabalango, Cordoba [Diego Lima / AFP/Archives]

Le Français Sébastien Ogier (Volkswagen Polo), leader détaché du Championnat du monde des rallyes (WRC), va revenir sur terre ce week-end en Grèce, au rallye de l'Acropole, quelques jours seulement après avoir goûté aux fastes du Grand Prix de Monaco de Formule 1.

Rencontre au sommet avec l'Allemand Sebastian Vettel, triple champion du monde de F1, opération de relations publiques avec l'actrice américaine Cameron Diaz, sur le yacht affrété par un partenaire horloger, duel remporté contre son meilleur ennemi, Sébastien Loeb, en Porsche SuperCup (Ogier 13e, Loeb 16e), le Français n'a pas chômé en Principauté.

Lundi, Ogier a repris une vie normale et retrouvé son copilote, Julien Ingrassia, avec au menu les reconnaissances de ce rallye de l'Acropole qu'il a déjà remporté, en 2011, face au maestro Loeb, à voiture égale. Ce même Loeb qui a battu Ogier, début mai en Argentine, lors de la 3e de ses quatre piges en WRC cette saison.

Loeb reparti pour d'autres aventures estivales (GT sur une McLaren, Pikes Peak sur une 208, rallycross de Lohéac sur une DS3), Ogier est forcément le favori de cette édition 2013. Avant l'Argentine, il avait enchaîné trois victoires d'affilée (Suède, Mexique, Portugal), dont deux sur terre, au volant d'une Polo-R toujours aussi efficace.

"J'aime ce rallye"

"J'aime ce rallye car j'y ai de bons souvenirs, et pas seulement à cause de ma victoire en 2011", confie Ogier. "Ma deuxième place en 2009 (derrière la Ford de Mikko Hirvonen) gardera toujours une place spéciale dans mon coeur, car c'était mon premier gros résultat en WRC. Depuis, c'est allé de mieux en mieux", ajoute le Français, qui peut voir venir: 65 points d'avance sur Hirvonen (122 à 57) au classement du Championnat du monde.

Hirvonen, justement, a gagné à Athènes en 2009. Monté sur le podium des quatre dernières éditions, il connaît bien le profil de cette manche très exigeante: "D'une spéciale à l'autre, on peut rencontrer des terrains très différents. C'est parfois très roulant, ou à l'inverse complètement défoncé, avec de grosses pierres sur toute la route".

"La fiabilité des voitures et la résistance des pneus font que nous sommes quasiment à fond en permanence, mais l'endurance reste tout de même un facteur crucial", ajoute Hirvonen. Sixième en Argentine, il redevient, en l'absence de Loeb, le leader théorique de Citroën Racing.

Sur l'autre DS3 officielle, Dani Sordo, qui a raté les deux dernières éditions, découvrira une partie des spéciales tracées au bord du golfe de Corinthe: "C'est un rallye que j'aime bien, même s'il ne m'a pas toujours réussi. Il faut un peu de chance pour parvenir à un bon résultat ici, mais la clé consiste à bien gérer ses pneus en évitant à tout prix les crevaisons".

Un troisième larron sera à suivre sur une DS3 moins performante, inscrite dans la catégorie WRC-2: Robert Kubica, ex-grand espoir de la F1, continuera son apprentissage basé sur une alternance entre WRC et ERC (Championnat d'Europe des rallyes). Elevé sur l'asphalte, leader éphémère au Tour de Corse, le Polonais aura 300 km chronométrés, en 14 spéciales, pour accumuler de l'expérience sur terre, une surface qu'il découvre cette saison.

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