Roland-Garros : tristesse dans le camp Tsonga

le Français Jo-Wilfried Tsonga après sa défaite contre David Ferrer à Roland-Garros le 7 juin 2013 [Thomas Coex / AFP] le Français Jo-Wilfried Tsonga après sa défaite contre David Ferrer à Roland-Garros le 7 juin 2013 [Thomas Coex / AFP]

Venus plein d'espoir, la famille et les amis de Jo-Wilfried Tsonga mais aussi les acteurs du tennis français n'ont pas caché leur tristesse après sa défaite sans appel vendredi en demi-finale de Roland-Garros, où Yannick Noah attendra une année de plus un successeur.

Le +non match+ de Tsonga se termine. "C'est plié...", dit tristement une jeune femme, installée devant un écran dans le salon des joueurs du court central. Les portes de l'accès aux tribunes s'ouvrent et les proches arrivent, dans un silence pesant.

Certains se parlent, presque en aparté. Pas de sourire et quelques pleurs, discrets.

Les grands du tennis français sont tous là, encore sous le choc.

"On est plein d'interrogations, et autant que vous", dit Arnaud Di Pasquale, qui prendra ses fonctions de Directeur technique national (DTN) le 1er juillet. "C'est bizarre. On tombe un peu de haut parce qu'on a nourri autant d'espoirs que le public. Quand on y croit autant, la chute fait encore plus mal".

Le futur patron du tennis français s'est dit surpris du manque de dynamisme de Tsonga face à Ferrer.

"Alors voilà, on est triste, on est déçu mais le plus déçu ça doit être lui. Ça doit être très dur. Il espérait beaucoup de ce match".

Cette demi-finale tant attendue a démarré devant un maigre public, épuisé par un match long et intense entre Rafael Nadal et Novak Djokovic et qui a tardé à venir se réinstaller pour soutenir celui en qui il voyait le possible successeur de Yannick Noah, dernier vainqueur français de Roland-Garros il y a 30 ans.

Mais Tsonga ne s'est pas servi du public. "Il était totalement inhibé. Il s'est passé quelque chose. Il n'était pas épanoui. C'est dur", poursuit Di Pasquale.

"Quand il entre sur le Central, le court est quasiment vide. Le public aurait pu l'aider mais ce n'était pas le cas", remarque aussi le capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis Arnaud Clément.

Au rang des plus tristes, hormis la famille et les proches, son ancien coach durant de longues années, Eric Winogradsky, ne voit qu'une explication: Tsonga n'était pas dans un bon jour face à un très bon Ferrer.

"Beaucoup de tristesse mais malheureusement aujourd'hui David Ferrer a été un meilleur joueur", commente Winogradsky.

Dans le salon des joueurs, tout le monde se demande si le poids de l'événement n'a pas été trop lourd.

"Honnêtement je ne saurais pas répondre. C'est à lui de le dire", souligne Winogradsky alors que Di Pasquale ne croit pas que ce soit la cause.

"Il aurait tellement rêvé de gagner ici", relève l'actuel DTN Patrice Hagelauer, qui a porté Noah à la victoire en 1983. "C'est jamais évident quand on est en demi-finale et qu'on passe à côté de quelque chose d'aussi grand".

Pour conclure, Di Pasquale préfère positiver. "Il a fait mieux que l'année dernière. Si on considère que chaque année, il va faire mieux et bien dans deux ans, il gagne ! Et puis c'est tout !"

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