Basket: Pour Boris Diaw, "pas d'autre optique" qu'une médaille au Mondial

Le capitaine de l'équipe de France Boris Diaw lors d'une conférence de presse à Pau, le 4 août 2014, dans le cadre de la préparation au Mondial de basket qui se déroule du 30 août au 14 septembre en Espagne. [Gaizka Iroz / AFP] Le capitaine de l'équipe de France Boris Diaw lors d'une conférence de presse à Pau, le 4 août 2014, dans le cadre de la préparation au Mondial de basket qui se déroule du 30 août au 14 septembre en Espagne. [Gaizka Iroz / AFP]

Le capitaine de l'équipe de France Boris Diaw, qui a rejoint lundi à Pau ses coéquipiers pour leur préparation au Mondial-2014, a estimé que les Bleus, champions d'Europe en titre, n'avaient "pas d'autre optique" que de remporter "une autre médaille".

Q: Dans quel état de forme êtes-vous six semaines après votre titre NBA?

R: "Ça va très bien, reposé. Je me suis aussi aéré la tête, c'était le but car on avait enchaîné les saisons l'année dernière avec le Championnat d'Europe. On avait ré-attaqué tout de suite avec la NBA, avec plus d'une centaine de matches. Il fallait une petite coupure, qu'elle soit mentale ou physique. C'est ce que j'ai fait pendant quatre semaines et demi, cinq semaines où j'ai vraiment coupé, avec l'absence totale d'activité physique pour que le corps puisse revenir. Je me sens requinqué, prêt pour attaquer sur toute la campagne."

Q: Comprenez-vous la position de Tony Parker, qui a préféré ne pas venir cet été, alors que vous, vous êtes bien présent ?

Le meneur de jeu des San Antonio Spurs lors d'un entraînement avant le match N.4 de la finale de NBA contre le Miami Heat, le 11 juin 2014 en Floride. [Timothy A. Clary / AFP/Archives]
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Le meneur de jeu des San Antonio Spurs lors d'un entraînement avant le match N.4 de la finale de NBA contre le Miami Heat, le 11 juin 2014 en Floride.

R: "Je comprends totalement. Tout le monde a un rythme qui est différent. Tony, pendant la saison, était fatigué par moments. Après il y a des petites blessures qui s'enchaînent, il faut pouvoir dire +stop+ avant qu'il y en ait une grosse. On est tous différents, on a tous des obligations différentes. Lui, par exemple, vient d'être papa, ça fatigue en plus. Je n'ai pas besoin de me lever à six heures du matin pour donner le biberon, j'ai du repos d'avance par rapport à ça (rires). Et il y a aussi toutes les activités extra-sportives qu'il peut avoir qui pèsent année après année."

Q: Sportivement, quel est l'objectif des Bleus à Mondial?

R: "L'objectif, c'est d'abord une continuité par rapport aux résultats de l'équipe de France. On a mis des années à arriver à ce niveau-là sur la scène internationale. C'est le groupe France qui a progressé, c'est le groupe France qui a gagné le titre de champion d'Europe l'année dernière, pas juste les douze joueurs qui étaient là sur cette liste. Cela a pris longtemps. Il a fallu une construction et on a vu que ce groupe France progressait. Maintenant, on est arrivé à un niveau auquel il faut rester, il ne faut pas faire le yoyo. On est champion d'Europe en titre, on a ça à défendre. Il n'y a pas d'autre optique pour nous que d'aller chercher une autre médaille pour la France. On a une équipe pour, une équipe qui progresse chaque année. Il y a toujours des changements avec de nouveaux joueurs qui arrivent, des joueurs qui partent, le but est de faire du renouvellement pour rester au meilleur niveau".

Q: Comment voyez-vous cette équipe de France sans Tony Parker?

Les joueurs de l'équipe de France de basket Nicolas Batum, Boris Diaw et Mickael Gelabale (de G à D) lors d'une séance d'entraînement à Pau, le 4 août 2014. [Gaizka Iroz / AFP]
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Les joueurs de l'équipe de France de basket Nicolas Batum, Boris Diaw et Mickael Gelabale (de G à D) lors d'une séance d'entraînement à Pau, le 4 août 2014.

R: "Si, bêtement, on regarde les stats, +TP+ c'est 23 points de moyenne (...) Est-ce que vous allez marquer 23 points de moins par match? Non, on va juste jouer différemment. Tony, forcément on s'appuyait dessus car c'est l'un des meilleurs meneurs du monde. Il y avait beaucoup de choses qui passaient par lui. Comme il n'est pas là, on va s'appuyer sur d'autres joueurs, jouer d'une façon différente, peut-être s'appuyer plus sur l'intérieur. Il y aura un petit peu moins d'actions où ce sera +Tiens Tony, t'as la balle, on va voir ce que tu vas faire+. Les responsabilités vont aussi être partagées."

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