Raquel Garrido en spécialiste du foot…, par Pierre Ménès

Raquel Garrido avait assisté au match entre le PSG et Bordeaux fin septembre. Raquel Garrido avait assisté au match entre le PSG et Bordeaux fin septembre.[Johnny Fidelin/Icon Sport]

Quand Raquel Garrido parle, je tiens parfois la table, mais je ne m’exprime pas dessus. Sauf que là, elle vient sur mon terrain, le foot.

Le jour du match PSG-Bordeaux, fin septembre, elle avait twitté : «J’ai assisté ce soir au match #PSGFCGB, événement qui coûte des millions, tandis qu’à #ASCLOSC une tribune s’effondre. Chercher l’erreur.» S’en est suivie une sortie hallucinante sur le foot gratuit à la télé.

Il faut souligner la prouesse du raccourci entre l’argent du PSG et l’effondrement d’une grille à la Licorne, sachant que le stade amiénois est plus récent que le Parc des Princes. L’avocate a ensuite remis le couvert dans Les Terriens du dimanche, parlant du foot qui appartient au peuple. Ça existe et ça s’appelle le foot amateur. Mais revenons sur le nœud du problème : le foot gratuit à la télé.

Pour elle, la télé ne paye pas et tout est réglé. Mais sait-elle que plus de la moitié des clubs de L1 bâtissent leur budget à plus de 60 % avec les droits télé ? Sait-elle que, sans cette manne, le foot français deviendrait le tiers-monde du foot pro ? Sait-elle que les footballeurs et leurs gros salaires deviennent  instantanément de gros contribuables ? Balancer des trucs pareils, ça flatte l’ego des «Insoumis», enfin juste ceux qui n’aiment pas le foot ou qui, comme elle, n’y comprennent rien, mais c’est irréaliste et à ne pas souhaiter, pour espérer encore voir de bons joueurs étrangers, et surtout français, dans notre Ligue 1.

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