Affaire Altrad-Laporte : le siège de la Fédération française de rugby perquisitionné

Une perquisition a également eu lieu au domicile de Bernard Laporte, a révélé son avocat.[GIUSEPPE CACACE / AFP]

Le siège de la Fédération française de rugby, à Marcoussis (Essonne) a été perquisitionné, dans la matinée du mardi 23 janvier, a appris l'AFP de source proche du dossier, confirmant une information du journal L'Equipe. 

Confiée à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), cette enquête a été ouverte par le parquet national financier (PNF). Bernard Laporte est soupçonné d'avoir fait pression pour réduire des sanctions contre le club de Montpellier, propriété de Mohed Altrad, dont le groupe éponyme est devenu sponsor maillot du XV de France jusqu'en 2023.

Le domicile de Laporte perquisitionné

Ce matin du mardi 23 janvier, une perquisition a également eu lieu au domicile de Bernard Laporte, a révélé son avocat. «La perquisition est le passage obligé de toute enquête sans exception, cela n'induit rien de la suite des évènements», a commenté Me Jean-Pierre Versini-Campinchi.

L'AFP rappelle que dans un rapport demandé par le ministère des Sports et transmis au PNF, l'Inspection générale de la jeunesse et des sports (Igjs) estimait qu'un appel de Bernard Laporte au président de la commission d'appel fédérale de rugby, juste avant que soient diminuées les sanctions contre Montpellier, constituait «une intrusion inappropriée dans le fonctionnement de la commission».

Début 2017, le groupe Altrad avait signé un contrat d'image avec une société de Bernard Laporte, BL Communication. Face à la polémique, l'ex-ministre des Sports et ancien sélectionneur de l'équipe de France de rugby avait annoncé qu'il renonçait à ce contrat. D'après les conclusions de l'Igjs, les trois membres de la commission d'appel fédérale étaient bien tombés d'accord le 29 juin pour sanctionner le déploiement par les supporteurs héraultais de banderoles hostiles au président de la Ligue, Paul Goze, et à celui du Racing 92, Jacky Lorenzetti.

Non notifiée par écrit dans la foulée, la sanction prévoyait une amende de 70.000 euros et un match de suspension pour le stade de Montpellier.

En revanche, selon les conclusions de l'Igjs, cette sanction a bien été revue à la baisse le lendemain - 20.000 euros d'amende, pas de suspension de stade -, après un appel de Bernard Laporte au président de la commission d'appel, Jean-Daniel Simonet, sans qu'il soit possible de préjuger de la teneur de leur conversation.

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