Mais c'est où Pyeongchang ?, par Pierre Ménès

Le décalage horaire et les sports n'aident pas à se passionner pour ces Jeux. Le décalage horaire et les sports n'aident pas à se passionner pour ces Jeux.[Sputnik / Icon Sport]

Ce ne sera pas la première fois, ni la dernière, mais il est fort probable que je m’attire les foudres des grands amateurs de sport devant leur télé. La cause ? Je concède bien volontiers que je me désintéresse de ces Jeux olympiques de Pyeongchang avec une force invraisemblable.

Le fait qu’ils se déroulent en Corée du Sud, avec un décalage horaire monstrueux, ça n’aide pas à s’y intéresser. Mais ce n’est pas la seule raison. Il y a également une multitude de sports que je ne connaissais même pas et dont j’ai découvert l’existence à travers les résultats, car je n’ai même pas vu une seule image. On va me dire : «Et Martin Fourcade ?» C’est formidable ce qu’il réalise. Il a évidemment tout mon respect.

Mais s’il n’était pas français, qui s’intéresserait franchement au biathlon, à part trois anciens chasseurs alpins ? Et puis, encore heureux qu’il gagne des médailles, il y a cinquante épreuves dans cette discipline. Les gens regardent ces JO avant tout pour voir des médailles tricolores, peu importe le sport.

Avant le début des Jeux, j’avais d’ailleurs fait un sondage sur Twitter et, sur 60 000 votants, ils étaient 66 % à s’en moquer. Le chiffre a pu évoluer au gré des médailles françaises, mais cela n’est quand même pas bien intéressant. Et dire que, dans quatre ans, on remet ça à Pékin (Chine), une vraie ville de sports d’hiver, bien connue pour ses pistes rouges et noires…

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