L'UCI dévoile mercredi son arsenal contre la fraude technologique

David Lappartient, président de l'UCI, lors d'une conférence de presse à Bergen, en Norvège, le 21 septembre 2017 [Cornelius Poppe / NTB scanpix/AFP/Archives] David Lappartient, président de l'UCI, lors d'une conférence de presse à Bergen, en Norvège, le 21 septembre 2017 [Cornelius Poppe / NTB scanpix/AFP/Archives]

Comment mieux détecter les moteurs dans les vélos : l'Union cycliste internationale (UCI) dévoile mercredi son arsenal de lutte contre la fraude technologique. Une priorité du nouveau président, le Français David Lappartient.

Elu en septembre dernier à la tête du cyclisme mondial pour succéder à l'Anglais Brian Cookson, le Breton David Lappartient espérait présenter son plan d'action «en janvier, juste avant le début de saison». Il le fait mercredi à Genève, avec un léger retard, mais le dossier reste bien prioritaire. Car même s'il n'existe que deux cas avérés de présence de moteurs dans des vélos en compétition, la suspicion reste suffisamment forte pour que l'UCI mette encore plus l'accent sur le dossier.

Avant Lappartient, il existait au sein de l'UCI une commission «Matériel». Et c'est «effectivement depuis son arrivée que l'intitulé de la commission s'est élargi pour devenir Commission matériel et lutte contre la fraude technologique, afin de matérialiser le fait que la problématique est hautement importante pour la présidence actuelle», explique-t-on à l'UCI.

C'est l'ancien cycliste professionnel Jean-Christophe Péraud, 2e du Tour de France 2014 et ingénieur en Génie énergétique, qui a été recruté en novembre dernier pour diriger cette commission. «Jean-Christophe Péraud rencontre tous les acteurs de ce dossier», expliquait récemment à l'AFP M. Lappartient.

Pour détecter d'éventuelles tricheries technologiques, «nous utiliserons bien sûr les rayons X, les caméras thermiques, les démontages des vélos mais il y a aussi d'autres technologies qui peuvent être utilisées», ajoutait M. Lappartient. «On a aussi un travail à faire avec le monde de la recherche pour pouvoir, sur des images de télévision, analyser des puissances immédiates et déceler des choses qui pourraient être anormales», expliquait encore le président de l'UCI.

 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles